LA FACE CACHÉE DU RAPPORT YALE

LA FACE CACHÉE DU RAPPORT YALE
Par Pascal Gélinas,
Réalisateur aux émissions Science-Réalité et Découverte
(ICI Radio-Canada Télé) de 1984 à 2009.

« Collectivement, nous n’avons pas droit à l’échec : notre souveraineté culturelle et nationale, notre prospérité économique et nos valeurs démocratiques sont en jeu », indique d’entrée de jeu le comité d’experts qui a rédigé le rapport Yale. Ses 97 recommandations visent à
conseiller le gouvernement sur la révision de trois lois adoptées il y a des décennies (Loi sur la radiodiffusion, Loi sur les télécommunications et Loi sur la radiocommunication).

Depuis longtemps le milieu culturel réclame des lois qui obligeraient les géants du Web (Netflix, Facebook, etc.) à financer la production culturelle et médiatique canadienne. Et il y a urgence pour les médias canadiens qui souffrent de l’accaparement des revenus publicitaires par Facebook et Google. En somme, on attend urgemment des mesures concrètes pour réglementer les géants du Web et pour soutenir le secteur de la culture et des médias. Plusieurs s’inquiètent aussi à juste titre de la pérennité de la radiodiffusion publique et du respect du droit d’auteur. C’est principalement en fonction de ces attentes que le milieu culturel a réagi au rapport Yale, déposé fin janvier 2020 par le Groupe d’examen du cadre législatif en matière de radiodiffusion et de télécommunications. Toute l’attention s’est donc portée sur ces points, largement débattus et commentés.

Entrée par effraction

Par contre, un aspect majeur du rapport Yale est littéralement passé sous silence, comme si sa légitimité relevait de l’évidence. Prétextant l’innovation, l’épanouissement des Canadiens et la compétitivité internationale, le comité Yale recommande au gouvernement de donner
au CRTC les pleins pouvoirs pour décréter unilatéralement l’installation accélérée du système de téléphonie 5G à travers le pays. Vous ne connaissez pas bien le système de téléphonie 5G ? Qu’importe, on veut vous l’imposer de force ! En effet, plusieurs des recommandations de ce rapport visent à supprimer toute résistance au déploiement de la
5G et à affirmer la suprématie de l’industrie des télécommunications sur les lois et règlements du gouvernement. Faut-il s’en étonner puisque Janet Yale, la présidente du groupe, celle qui a donné son nom au rapport, a été vice-présidente de Telus Canada.

Chers lecteurs, la 5G n’est pas qu’une simple amélioration dans notre service cellulaire. Il s’agit d’une augmentation et d’une modification majeures du type de rayonnement auquel nous serons tous exposés 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, que nous utilisions le service ou non. Ce fait me préoccupe grandement, et je vous remercie de prendre le temps de lire l’ensemble de ce texte.

Au chapitre « Libérer les réseaux évolués de demain », le rapport Yale déclare : « Le déploiement efficace de réseaux évolués sûrs et sécuritaires, y compris la mise en œuvre des réseaux 5G, est crucial pour assurer la connectivité des Canadiens et des Canadiennes, et
l’innovation par les entreprises canadiennes… Il faudrait donner accès à toutes les formes de propriété publique, comme les réverbères et les poteaux électriques, pour l’installation des infrastructures passives nécessaires au déploiement des réseaux. »

On l’aura compris, les télécoms veulent que ce soit le CRTC, perçu comme plus favorable à leurs demandes, qui encadre leurs activités. Le rapport Yale précise : « Les connexions réseau, en particulier les connexions sans fil 5G, devraient se densifier et devenir
omniprésentes : elles occuperont de l’espace sur les bâtiments, les abribus et d’autres éléments usuels du paysage urbain…

À l’heure actuelle, le CRTC a compétence sur l’accès aux poteaux, aux conduits et aux autres structures de soutènement des anciennes compagnies de services locaux monopolistiques…

Cela voudrait dire rendre obligatoire un accès similaire aux structures de soutènement des réseaux de télécommunication, quel qu’en soit le propriétaire…

En élargissant la portée de l’accès à la propriété tel que décrit ci-dessus pour y inclure l’accès au déploiement d’installations de radiocommunication comme les antennes radio, le CRTC aurait le pouvoir d’ordonner l’accès à l’emplacement des antennes, sous réserve des conditions qu’il juge indiquées. »

Ordonner l’accès à l’emplacement, c’est légaliser l’entrée par effraction, rien de moins.

Allons-y par la force, recommande candidement le rapport Yale! Sa recommandation #36 demande donc que « les pouvoirs du CRTC liés aux infrastructures passives comprennent expressément l’accès à toutes les propriétés publiques en mesure d’accueillir ces installations, comme le mobilier urbain » et que « la Loi sur les télécommunications soit modifiée afin de permettre au CRTC d’exiger l’accès au câblage intérieur et intra-muros, aux structures de soutènement et dans et sur les toits des immeubles à logements multiples, ainsi que la disponibilité de cet accès à tous les fournisseurs des services de communication électronique. »

Une forêt d’antennes

Pourquoi l’industrie du sans-fil demande-t-elle l’invraisemblable passe-droit de s’installer où elle le veut, quand elles le veut, en faisant fi du droit de propriété, des normes environnementales, esthétiques ou sanitaires? Parce qu’elle s’est donné la tâche colossale d’installer des millions de nouvelles antennes pour son futur réseau 5G. Dans son Annexe B, le point de vue du rapport Yale est très clair : « Un accès inefficace peut augmenter considérablement le coût du déploiement ou l’empêcher complètement. »

Alors que les auteurs du rapport Yale clament que « nos valeurs démocratiques sont en jeu », ils trouvent du même souffle qu’il y a trop d’intervenants qui ont leur mot à dire, lorsqu’on érige une tour ou une antenne de télécommunication : le propriétaire du terrain, la
compagnie qui possède les poteaux électriques, la municipalité qui gère le mobilier urbain, ou le conseil municipal qui peut manifester son opposition. Trop d’obstacles qui risquent de ralentir la marche triomphale du réseau sans fil de cinquième génération 5G.

Disons–le haut et fort, la 5G n’a pas causé l’apparition de l’épidémie de la Covid-19, et tout geste de destruction des installations de télécommunications est un acte criminel. Par contre, nos gouvernements ont trouvé dans l’actuelle pandémie l’alibi parfait pour donner
carte blanche aux compagnies de téléphonie. En France, par exemple, le 25 mars dernier, à peine 10 jours après le décret de confinement généralisé, le gouvernement publiait une ordonnance donnant tout pouvoir aux opérateurs téléphoniques pour installer des antennes
relais sur le territoire Cette même dynamique prévaut également au Canada. Ce que l’industrie met en place sans consultation aucune, c’est un réseau qui, à partir de 2022, utilisera pour la première fois des fréquences millimétriques. Parce qu’elles se propagent sur des distances beaucoup plus courtes que celles de la 4G, il faudrait installer au Canada
plusieurs centaines de milliers d’antennes supplémentaires. Et abattre beaucoup d’arbres dont les feuilles gênent la propagation des fréquences millimétriques.

Dans les villes, il faudrait une antenne à tous les 150 mètres environ. Pour faire fonctionner le réseau 5G à Montréal, il en faudrait de 40 000 à 60 000, alors qu’il y en a 1 200 aujourd’hui. Elles envahiront nos rues et seront visibles partout autour de nous, fixées à des poteaux d’éclairage et de téléphone, sur les clochers d’église (déjà utilisés pour la 3G et la
4G), sur les toits des édifices élevés, des écoles, des gares et des immeubles à bureaux.
Suite à la campagne Stoppons la 5G, vivons sans danG, plus de 25 000 citoyens québécois ont signé une pétition réclamant l’arrêt de l’installation des 400 antennes du Laboratoire 5G à Montréal. Ce genre d’opposition se développe dans plusieurs pays. En Italie, plus de 500
municipalités ont adopté des résolutions pour s’opposer au déploiement de la 5G. La Suisse a imposé un moratoire sur la 5G tant qu’une étude n’aura pas évalué ses risques pour la santé humaine. C’est justement ce que veut éviter l’industrie. Elle a absolument besoin rapidement de ces milliards d’antennes et de ces hyperfréquences millimétriques ultra-
courtes pour faire transiter l’énorme volume de données que nécessitera l’Internet des objets.

La ruée vers l’or

Vous qui me lisez, rêvez-vous à l’Internet des objets ? Cela répond-il à un besoin pressant dans votre vie ? Avez-vous été consultés à ce sujet ? Pourtant le rapport Yale nous l’annonce : nos objets seront reliés en permanence par un réseau très dense d’antennes micro et macro cellulaires, dont les rayonnements probablement cancérogènes
contamineront en permanence nos milieux de vie.

En contrepartie, l’industrie des télécommunications nous fait miroiter le rêve d’une ville intelligente qui se régente toute seule comme une grande pendant que nous allons jouer au golf dans une voiture sans chauffeur. Le rêve d’un film qu’on télécharge en quelques
secondes, au lieu de l’interminable minute actuelle. Le rêve de dizaines de milliers de spectateurs, dans un stade en délire, qui peuvent simultanément utiliser leur portable. Le rêve du litre de lait, au frigo, qui vous avertit lorsqu’il est vide. Le rêve de la couche du bébé,
au berceau, qui vous avertit lorsqu’elle est pleine.

Techniquement, ce rêve délirant de connecter en permanence des centaines de milliards d’objets nécessitera la production massive d’équipements électroniques. Des équipements qu’aujourd’hui on parvient difficilement à recycler. Or un épuisement des gisements de
métaux rares est déjà annoncé pour la prochaine décennie. Ajoutons à cela les énormes émissions de gaz à effet de serre requises pour installer et faire fonctionner tout ca. L’IEEE, une association internationale d’ingénieurs en électricité, a constaté que la technologie sans
fil consomme en moyenne dix fois plus d’énergie que les connexions câblées. Pour l’industrie des télécommunications, les préoccupations environnementales ne font clairement pas le poids devant le pactole que représente notre vie privée transformée en données numériques, que des millions d’antennes s’échangeront constamment. Une mine
d’or pour qui saura les monnayer.

Le recours à la 5G aggravera aussi la menace des cyberattaques, des atteintes à la vie privée et du vol des renseignements personnels. Cette nouvelle technologie simplifiera la tâche aux pirates informatiques qui pourront beaucoup plus facilement l‘infiltrer en raison de la
multiplication exponentielle des points d’accès. La partie n’est-elle pas déjà assez belle pour eux ?

Vous croyez pouvoir échapper à cette congestion de fréquences en vous réfugiant à la campagne, ou même dans une région sauvage ? Détrompez-vous. Pour l’industrie, the sky is no limit. Avec la bénédiction du gouvernement américain, Elon Musk, le propriétaire des compagnies Tesla et SpaceX, souhaite éventuellement ceinturer la Terre avec plus de 42 000 satellites. Chaque lancement de fusée transportant 320 satellites met en péril la couche d’ozone qui nous protège des rayons ultraviolets cancérigènes. Elon Musk espère à terme gagner 3 à 5 % du marché mondial de l’Internet. Mais sa contribution au cimetière de l’espace risque d’être beaucoup plus élevée.

De quel droit le gouvernement américain peut-il imposer à tous les humains de la planète un ciel où il y aura plus de satellites visibles à l’œil nu que d’étoiles, au détriment de la recherche astronomique et de la précision des prévisions météorologiques? Depuis le 4 février 2020, plus de 2 000 astronomes du monde entier appellent à stopper le lancement des satellites de la constellation StarLink.

En attendant, retombons les pieds sur terre. Lorsqu’elle aura atteint sa pleine capacité, la 5G triplera l’exposition aux rayonnements radiofréquences (RF) pour chaque femme enceinte, chaque enfant et chaque adulte, qu’ils utilisent ou non des appareils 5G. Voilà
toute la cause de mon indignation. Nulle part le rapport Yale ne mentionne que ce déploiement est déjà en train de se faire sans qu’aucune étude n’ait démontré que la technologie 5G est sans danger pour les humains et l’environnement. Son déploiement est donc un jeu de roulette russe où nous servons de cobayes à notre insu, sans notre
consentement, et en violation de nos droits les plus fondamentaux tels que définis par le code de Nuremberg.

Les preuves du danger de l’exposition aux radiofréquences

Pourtant depuis plus de deux décennies de nombreuses recherches sur les impacts sanitaires de la 2, 3 et 4G révèlent leur ampleur. Bien avant qu’il soit question de la 5G, le rapport BioInitiative, produit et mis à jour depuis 2007 par un groupe de 14 chercheurs internationaux soutenus par une douzaine de réviseurs, a compilé plus de 1 800 articles
révisés par des pairs démontrant les effets nocifs des rayonnements sans fil pour les humains et l’environnement. En plus de ses effets délétères sur les insectes, les plantes et les animaux, on note chez l’humain une augmentation des cancers, des troubles de la reproduction, des troubles de la mémoire et de l’apprentissage, en particulier chez les enfants, ainsi que des dommages à l’ADN, au système nerveux et aux cellules. Malgré ce constat accablant, cette notion de pollution électromagnétique ayant des impacts sur la santé est difficile à accepter parce qu’invisible. Les cancers n’apparaissent souvent qu’au bout de 20 ou 30 ans d’exposition. C’est ce délai de latence qui pose problème.

Mais il y a deux ans, un coup de massue a été assené au scepticisme ambiant et au déni officiel. Le 1er novembre 2018, le très réputé National Toxicology Program (NTP), programme gouvernemental de recherche américain en toxicologie, a publié les résultats d’études sur les effets des champs électromagnétiques de radiofréquences chez le rat et la
souris. Il s’agit des recherches les plus complètes jamais réalisées pour évaluer les effets d’une exposition aux ondes de la téléphonie mobile. Elles ont été initiées en 2003 et réalisée avec un budget de 25 millions de dollars US, avec l’hypothèse de départ que les ondes
étaient sans danger.

Le concepteur de cette étude, Ron Melnick, résume : « Les études du NTP ont non seulement révélé que le rayonnement des téléphones portables augmentait les tumeurs dans le cœur et le cerveau, mais induisait également des lésions cardiaques (cardiomyopathie du ventricule droit
chez les rats mâles et femelles) et des dommages à l’ADN dans les cellules cérébrales des rats et des souris… Les organismes de santé et de réglementation doivent avertir le public des effets sur la santé des rayonnements radiofréquences et fournir des informations claires sur la
façon de réduire les expositions, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes. »

La même année, le prestigieux Institut Ramazzini, de Bologne en Italie, a publié une étude à long terme sur les effets des rayonnements RF (simulant l’exposition au rayonnement d’antennes cellulaires) sur la santé de près de 500 rats. Tout comme l’étude du NTP, cette étude a clairement démontré que l’exposition chronique aux radiofréquences causent chez les rats les mêmes types de tumeurs que l’on constate chez certaines personnes qui parlent au cellulaire 30 minutes par jour pendant au moins dix ans ou qui habitent à moins de 500 mètres d’une antenne.

Fabiana Manservisi, biologiste et co-signataire de l’étude, précise : « Les données de notre étude montrent la corrélation entre l’émission de radiofréquences et l’apparition des tumeurs de l’oreille, ainsi que des tumeurs multiformes du cerveau. Cela signifie que l’on pourrait faire
le parallèle avec ce qui pourrait se passer chez l’humain. » Puisque cette étude de l’institut Ramazzini a été menée avec des ondes 3G et 4G, elle ajoute : « ce qui est sûr, c’est que notre expérimentation a démontré un risque. Et ce risque doit être pris en considération concernant
des fréquences qui n’ont pas encore été testées. Ce que nous voulons dire, c’est : prudence! Il faut respecter le principe de précaution. Il faut explorer ces fréquences 5G avant que toute la population n’y soit exposée ».

Depuis 1933, la science a établi que les humains sont des organismes bioélectriques dont les cellules communiquent à l’aide de faibles impulsions électriques. Notre organisme capte les ondes comme une antenne. Les rayonnements des communications sans fil peuvent
interférer avec le fonctionnement de nos cellules et l’altérer. Les effets non-thermiques des micro-ondes sur la santé humaine sont documentés par les militaires depuis plus de 70 ans.

La science ou l’industrie ?

Mais Santé Canada est là pour nous protéger, me direz-vous ! Hélas, Santé Canada continue de défendre l’idée absurde que le seul danger de tout rayonnement de micro-ondes est l’échauffement des tissus… un critère totalement arbitraire établi au début des années 1950
par les militaires américains et repris il y a 22 ans par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), une organisation non gouvernementale privée basée en Allemagne (et principalement financée par ce pays). La
plupart des membres de l’ICNIRP ont des liens avec l’industrie qui dépend de ses lignes directrices, ce qui les place en conflit d’intérêt. Des lignes directrices définies en accord avec l’industrie, et non pas en fonction de la science. Pourtant ces directives de l’ICNIRP, en niant
les effets biologiques sous le seuil thermique des rayonnements RF, sont inadéquates (trois organismes fédéraux américains le dénonçaient en 1993, tout comme l’Académie américaine de pédiatrie en 2012) et menacent directement la santé publique. En se fiant à ces mêmes
directives, le site Web de Radio-Canada affirmait récemment que la 5G serait sans danger pour la santé humaine. Si cela est vrai, pourquoi alors les compagnies d’assurance refusent- elles catégoriquement depuis plus de 10 ans de couvrir les dommages reliés aux tours cellulaires et aux communications sans fil ?

Selon les recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe faites en 2011 à tous les pays de l’Union européenne, les humains ne devraient pas être exposés à plus de 0,6 volt par mètre (V/m) ou 1 000 microwatts par mètre carré (μ/m2) à l’intérieur de leur maison, et idéalement, pour plus de prudence, précisait-elle, ça ne devrait pas
dépasser 0,2 V/m ou 100 microwatts par mètre carré (μ/m2). À de nombreux endroits au centre-ville de Montréal, les mesures prises en janvier dernier indiquaient un niveau dépassant largement 20 000 microwatts par mètre carré (μ/m2)! L’ajout du rayonnement des fréquences millimétriques de la 5G, à compter de 2022, va éventuellement faire tripler cette exposition, surtout quand il y aura dans nos villes, selon les dires de l’industrie, un million d’objets au kilomètre carré connectés à Internet via la 5G qui émettront de façon intermittente.

Cet énorme smog électromagnétique va accroitre les revenus des gouvernements et les profits des entreprises de télécommunications, mais aussi le cancer, les maladies cardiaques, le diabète, l’Alzheimer, l’infertilité, en plus d’une foule de symptômes handicapants tels que pertes de mémoire, insomnie, maux de tête, nausées, vertiges,
acouphènes, confusion mentale et dépression. La situation est pire pour les enfants, dont le corps absorbe deux fois plus de radiations que celui des adultes. Et les femmes enceintes risquent d’accoucher de plus en plus souvent d’enfants souffrant de leucémie, d’autisme, ou
du trouble du déficit de l’attention.

Rappelons qu’en 2011 l’OMS a classé ce type de rayonnement dans le Groupe 2B, « peut-être cancérogène pour l’homme », tout comme le plomb et le DDT. Tout indique qu’en raison de nombreuses études scientifiques récentes, dont 500 études probantes parues depuis août
2016, la classification des radiofréquences devrait en principe être prochainement révisée à la catégorie du Groupe 2A « probablement cancérogène pour l’homme », voire au Groupe 1 « cancérogène avéré pour l’homme », tel que le recommande un conseiller de l’OMS, le Dr
Anthony B. Miller, professeur émérite de médecine à l’Université de Toronto et qui a dirigé pendant 15 ans l’unité d’épidémiologie de l’Institut national du cancer.

J’ai 74 ans et quatre petits-enfants. La rapidité et l’absence totale de consultation qui prévalent, durant ce déploiement de la 5G, m’indignent et me révoltent au plus haut point.

Je ne peux accepter l’idée que les marchands de cellulaires, avec la complicité de Santé Canada, soient prêts à mettre la santé, la sécurité et l’avenir de la population en jeu pour engranger des profits. Et je suis loin d’être le seul. Cette préoccupation est mondiale.

La riposte

Le 25 janvier dernier, quatre jours avant la parution du rapport Yale, la Journée mondiale de protestation contre la 5G a donné lieu à l’organisation de 205 événements dans plus de 195 villes de 32 pays. Au Canada, une douzaine d’événements et manifestations ont eu lieu de
Vancouver à Halifax en passant par Calgary, Winnipeg, Toronto et Montréal ! En 2017, plus de 250 scientifiques de 37 pays ont lancé un appel à l’OMS et aux Nations Unies, dénonçant les effets nocifs de la technologie sans fil et demandant un moratoire sur la technologie 5G
jusqu’à ce que des études d’impacts sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes soient réalisées. Le 19 septembre 2019, pendant que les auteurs du rapport Yale achevaient leurs délibérations, un nouvel appel signé par 261 scientifiques de plus de 40 pays affirmait que la santé humaine, animale et végétale serait compromise par le
déploiement du réseau sans fil de cinquième génération (5G). En Suisse, où les limites de rayonnement sont six fois plus basses que les nôtres, un moratoire est en cours. La Fédération suisse des médecins (FMH) explique que « tant qu’il ne sera pas prouvé scientifiquement qu’une augmentation des valeurs limites de rayonnement actuelles n’a aucun
impact sur la santé, il faudrait renoncer à les augmenter ». Chypre vient de retirer le signal Wi-Fi de ses écoles élémentaires, et de limiter le signal à l’hôpital de l’Archevêque Makarios III. Le pays entreprend une campagne d’éducation populaire sur les risques d’une exposition aux radiofréquences. En France, plusieurs nouveaux maires écologistes s’opposent au déploiement du réseau 5G dans leur commune.


L’opposition grandit dans de nombreux pays.

Professeur émérite en biochimie et sciences médicales fondamentales à l’Université d’État de Washington, Martin Pall affirme : « Déployer des dizaines de millions d’antennes 5G sans un seul test pour vérifier si c’est sans danger au plan biologique doit être l’idée la plus stupide que
quiconque ait eue dans l’histoire du monde ». Parmi de multiples atteintes à la santé, il constate une augmentation de quatre types de cécité associés à la technologie 5G : les cataractes, le détachement de la rétine, le glaucome et la dégénérescence maculaire. Leurs villes intelligentes pourraient donc nous rendre aveugles !

Notre nouveau ministre du Patrimoine, Steven Guilbeault, s’est engagé à déposer d’ici la fin 2020 un projet de loi qui prendra les mesures appropriées pour veiller à ce que les fournisseurs de contenu, y compris les géants du Web, offrent plus de contenu canadien dans leur répertoire, contribuent à la création de contenu canadien dans les deux langues officielles, fassent la promotion de ce contenu et le rendent facilement accessible sur leur plateforme. Ce sont des enjeux cruciaux pour la survie de notre culture. Plusieurs des recommandations qui lui sont soumises dans le rapport Yale vont dans ce sens. Mais les recommandations qui réclament une imposition forcée du réseau sans fil de cinquième génération (5G) doivent être totalement dénoncées et rejetées tant que la science n’aura pas fait la lumière sur ces enjeux de sécurité et de santé publique. Rappelons que dans le cas de l’amiante, du tabac, du bisphénol-A, de la thalidomide ou de l’urée formaldéhyde, les risques pour la santé publique ont été initialement ignorés. Il incombe maintenant à nos dirigeants de prendre des décisions qui visent à placer la sécurité des citoyens au-dessus des intérêts des entreprises de télécommunications.

Le fil d’Ariane

Le cellulaire a fait ses preuves comme outil de communication, mais nous devons maintenant apprendre à l’utiliser de façon plus sécuritaire. La technologie 5G tente de le transformer en centre d’amusement et de stimulation visuelle pour des motifs purement commerciaux. Puisque nous avons impérativement besoin d’Internet, il existe une solution toute simple et éprouvée pour éviter ces problèmes. Celle de favoriser les connexions par fibre optique et filaires. Elles n’émettent pas de rayonnements. Elles assurent une meilleure protection de la santé et de la vie privée. Mais surtout elles sont cent fois plus rapides et plus fiables que la 5G.

C’est ce que réclame l’Appel urgent au gouvernement du Canada. Fruit d’une concertation de scientifiques et de militants pour l’environnement de 4 provinces canadiennes, dont Frank Clegg, ex PDG de Microsoft Canada, cette plateforme formule des demandes précises et pertinentes pour mieux encadrer la prolifération des antennes 4G et 5G. Alors que le gouvernement fédéral se prépare à encaisser des milliards de dollars en vendant les droits d’utilisation du spectre des ondes, cet appel réclame un moratoire sur le déploiement de la 5G et sur la vente des licences d’utilisation des fréquences 5G, tant que leur innocuité n’aura pas été prouvée par des études indépendantes. Il demande aussi une analyse économique globale des revenus potentiels, mais aussi des coûts liés aux technologies sans fil, incluant l’augmentation des soins de santé, la perte de productivité, les atteintes à la vie privée et à la sécurité, ainsi que les impacts environnementaux. Lancé le 14 mai 2020, L’Appel urgent au gouvernement du Canada a déjà reçu l’appui de 17 800 personnes et d’une quarantaine d’organisations à travers le Canada.

Sur les panneaux publicitaires de nos villes, l’industrie de la téléphonie sans fil a commencé à nous vendre son nouveau rêve. Cet Appel urgent au gouvernement du Canada est la seule façon de lui dire: STOP! On a besoin des lumières de la science avant d’imposer aux humains et à l’environnement une technologie qui n’a jamais été évaluée. Et on a surtout besoin d’être nombreux, individus, regroupements, syndicats et organisations, à le faire. Je vous invite à prendre connaissance de cet appel, à le rendre accessible autour de vous, à le signer et à recommander à vos organisations d’en faire autant.

Depuis longtemps nous nous unissions pour défendre notre culture et notre identité. Ne devrions-nous pas aussi nous unir pour défendre notre santé, notre environnement et l’avenir de nos enfants ? Des scientifiques et des médecins du monde entier nous avertissent du danger de l’exposition aux radiofréquences. C’est le temps de les écouter, le temps d’agir !

Pascal Gélinas
gelinas.realisateur@gmail.com

Prisons sans barreaux

Documentaire Prisons sans barreaux 

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Spira et Productions Triangle sont heureux d’annoncer de nouvelles occasions de voir Prisons sans barreaux, long métrage documentaire scénarisé et réalisé par Nicole Giguère et Isabelle Hayeur, produit par Pauline Voisard. Chaleureusement accueilli du public et des médias lors de sa récente sortie en salle à Montréal, Québec et Trois-Rivières, le documentairesera diffusé en version abrégée le lundi 9 mars à 21 h sur les ondes d’Unis TV, puis disponible en rattrapage sur le site web de la chaîne : https://www.tv5unis.ca/videos/prisons-sans-barreaux

Synopsis : Nous baignons dans un environnement saturé de produits chimiques et de champs électromagnétiques. Les effets de ces expositions massives sont ressentis par un nombre croissant de personnes, comme Isabelle, Kathya, Jean-François, Sylvain et Jayden, dont nous suivons le quotidien.

Prisons sans barreaux reprend aussi les routes du Québec alors qu’il sera projeté en version intégrale de 73 minutes dans plusieurs villes, souvent en présence de l’équipe du film qui viendra à la rencontre du public pour des discussions après les projections.

Tournée québécoise – projections confirmées 17 mars | Sainte-Anne-des-Monts | Les Productions de la Salle Comble (13h30 et 19h)
20 mars | Mascouche | Cinéclub Art Partage (19h30)

24 mars | Montréal | Maison du développement durable (18h30)
02 avril | Sutton | Salle Alec et Gérard Pelletier (19h)
13 avril | Rivière-du-Loup | Cinéma Princesse (19h30)
14 avril | Rimouski | Cinéma Paraloeil (19h30)
22 avril | Victoriaville | Bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot (19h)

De nouvelles projections s’ajoutent régulièrement, pour tous les détails sur la tournée de Prisons sans barreaux, rendez-vous sur :

Facebook : https://www.facebook.com/prisonssansbarreaux

Site web Spira : https://www.spira.quebec/nouvelles/prisons-sans-barreaux-au-cinema.html

Site web Productions Triangle : https://www.productionstriangle.com/actualites

PRISONS SANS BARREAUX

Québec, Canada. 2019. 73 min (version intégrale) – 52 min (version abrégée)

Long métrage documentaire écrit et réalisé par Nicole Giguère et Isabelle Hayeur

Recherche : Nicole Giguère et Isabelle Hayeur | Direction photo : Étienne Roussy | Prise de son : Martyne Morin et Emory Murchison | Montage image : Josiane Lapointe | Mixage et conception sonore : Roger Guérin | Musique et saxophone : Ida Toninato | Production : Pauline Voisard, Productions Triangle | Distribution : SPIRA

PRISONS SANS BARREAUX est produit grâce à la participation financière de Téléfilm Canada, du Groupe de Fonds Rogers, dans le cadre du programme pour le long métrage documentaire, du Crédit d’impôt cinéma et télévision (Gestion SODEC), de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), du Fonds documentaire Rogers, du Crédit d’impôt pour production cinématographique ou magnétoscopique canadienne, avec la collaboration de Unis TV, SPIRA, Post-Moderne et Productions Triangle.

À propos de SPIRA

Coopérative vouée au cinéma indépendant issue de la fusion, en 2015, de Vidéo Femmes et Spirafilm, Spira a pour principal mandat de soutenir la production et la distribution de films (courts et longs métrages). Une trentaine d’œuvres voient le jour chaque année grâce à ses programmes de soutien à la création.

À propos de Productions Triangle

Productions Triangle est une société de production de documentaires installée en région. Fondée en 2012, sa mission est de soutenir le développement d’œuvres d’auteur, produire des films et favoriser leur diffusion au Canada et à l’étranger. Dirigée par la productrice Pauline Voisard, Productions Triangle crée des œuvres qui plongent au-delà des apparences et révèlent au public la face cachée de personnages dont la pratique artistique, l’engagement social ou le mode de vie étonnent et inspirent.

Pour toutes demandes d’entrevues, lien Vimeo ou matériel de presse, veuillez contacter :

Caroline Rompré | pixelleX communications | 514-778-9294 | caroline@pixellex.ca 

À ceux intéressés à une solution. Oui, éviter les produits chimiques et les CEM est l’idéale, mais le monde n’est pas parfait alors nous devons renforcer notre résistance à ces facteurs débilitants. De l’âge de 11 ans à 45 ans, j’ai souffert de sensibilité chimique multiple. C’était un enfer de migraines constantes, non seulement les produits chimiques les déclenchent, mais aussi la pression atmosphérique et mes changements hormonaux. Suite à un traitement de trois mois en herboristerie en MTC (médecine traditionnelle chinoise), mes migraines sont disparues de 99 %, j’avais une qu’était déclenchée aux deux mois lors de la nouvelle (pas la pleine) lune. J’ai décidé que c’était un parasite en train de se reproduire à ce moment et je l’ai traité avec la teinture de noyer noir. J’ai aujourd’hui 67 ans et depuis ce traitement je n’ai plus de migraines, même si exposée à de produits chimiques.

Lors que j’ai déménagé dans une maison avec chauffage électrique en 2007, je suis devenue EHS : je me réveillais toutes les nuits à uriner et mon sommeil était léger, contrairement à mes habitudes. En coupant le disjoncteur (breaker) de la boîte électrique de ma chambre, je ne me réveillais plus la nuit et mon sommeil était profond et réparateur… jusqu’à l’arrivée du compteur « intelligent » d’Hydro-Québec. Non seulement je me réveillais la nuit à uriner, mais mon sommeil était léger, je bougeais beaucoup pendant mon sommeil, ma pression a montée (quand jusqu’à ce moment elle avait était normale), ma concentration était affectée, je souffrais d’inflammationm maux au jambes, difficulté à marcher et je toussais lors que j’étais exposée aux antennes de cellulaires. Encore de retour en MTC, mes symptômes sont diminués, mais toujours présents. Mon thérapeute de plus de 20 ans est décédé l’an dernier et j’ai trouvé un autre qui m’a aidé à diminuer l’inflammation de mes pieds (90%, 100% quand je ne suis plus exposée aux fils électriques) et la réaction à la peau qu’était en train de me rendre folle (gratter au sang). Comme plusieurs EHS, mes symptômes diminuent ou simplement disparaissent lors que je ne suis pas exposée aux CEM, particulièrement les  CEM-EBF (électricité/appareils électriques). Si cela vous intéresse, les coordonnées de ma nouvelle thérapeute sont après ces lignes. Le seul hic est que sa clinique a du WiFi et odeurs et elle ne les coupe pas. Elle pratique aussi l’acupuncture et le massage.

Clinique de la Dre Huang : 514-625-5876  — -6602, Monk H4E 3J1

Bon courage à tous.

 

Les airtubes

Les casques d’écoute à air, parfois appelés casques anti-rayonnement, vous pouvez les acheter chez Vert-Techno, voir info à la fin de l’article.

Qu’est-ce qu’un casque Airtube?
La principale différence entre un casque normal et un casque à tube à air est la façon dont le son parvient à vos oreilles. Les écouteurs normaux comme ceux fournis avec votre téléphone Apple sont une connexion purement filaire, ce qui expose votre tête à une quantité beaucoup plus importante de rayonnement EMF.

Un casque à tube à air a un tube à air flexible creux qui remplace le fil de votre téléphone au petit écouteur. Le son traverse ce tube d’air jusqu’à votre oreille, vous offrant un son de qualité sans vous exposer aux radiations.

Le principal objectif de l’utilisation d’un casque, en général, est d’éloigner le téléphone de votre tête pendant que vous l’utilisez, ce qui réduit considérablement le rayonnement auquel vous vous exposez. Un casque à air fait passer ce niveau au niveau supérieur, protégeant davantage votre cerveau.

Ces écouteurs à tube à air fonctionnent aussi bien que les casques conventionnels, se connectant au même port et offrant les mêmes fonctionnalités. Beaucoup ont même des microphones pour que vous puissiez parler en conduisant, ou si vous souhaitez simplement garder le téléphone loin de votre tête.

Un casque à tube à air est une paire d’écouteurs couplée à un microphone avec un composant «tube à air». Les casques d’écoute standard sont constitués d’une connexion 100% filaire.

La différence est qu’un casque à tube à air a généralement un composant partiellement câblé et une section du tube à air flexible creux, remplaçant le fil. Ce composant de fil et de tube creux transmet le son de votre appareil (téléphone portable, lecteur mp3 ou autre) à votre oreille. La particularité de ce tube à air est qu’il ne contient pas de métal.

Un casque à air se branche dans la prise de votre téléphone portable de la même manière qu’un casque conventionnel.

Pourquoi voudriez-vous un casque à air?
La principale raison d’obtenir un casque à air est de réduire votre exposition aux radiations. Il a été démontré que les rayonnements électromagnétiques émis par un téléphone portable peuvent facilement traverser le fil d’un casque normal et pénétrer dans votre cerveau. De plus, les écouteurs Bluetooth sont extrêmement dangereux et il a été démontré qu’ils augmentent les risques de développer certains cancers du cerveau.

Au contraire, les casques à tube à air utilisent des ondes sonores pour transmettre le son de l’appareil à votre oreille, réduisant jusqu’à 98% votre exposition aux rayonnements électromagnétiques.

La principale façon de réduire le rayonnement est la distance qu’il met entre vous et votre téléphone portable, ainsi que d’empêcher une grande partie du rayonnement de traverser le casque.

 

Les Airtube sont disponibles dès maintenant au cout de 48.95$ + tx à  Saint-Colomban ou 48.95$ + tx et +/- 12$ pour la livraison 100 km autour de Montréal
José Levesque
Info@vert-techno.com
Les technologies câblées, un choix santé
450-304-0944
Vert-techno

Êtes-vous inquiets de l’impact de la technologie 5G sur votre santé ?

Interview de Paul Héroux par Isabelle Maréchal.

Paul Héroux, professeur agrégé à la faculté de médecine de l’Université  Mc Gill, il enseigne la toxicologie et les effets sanitaires des ondes électromagnétiques.

Alain McKenna, journaliste techno pour LesAffaires.com

Isabelle Maréchal animatrice pour 98.5

Marche contre la 5 G

Le RESQ vous invite à participer à une marche pacifique en protestation à l’arrivée de la 5G. Nous nous joignons ainsi à la campagne Stoppons la 5G – Vivons sans DanG , Stop 5G Montréal et stop5ginternational pour cette évènement mondiale.

Nous nous rejoindrons à l’avant de l’Église unie Saint-James, 463 rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal, QC H3B 1B1 pour 13h30. Samedi 25 janvier. Nous irons rejoindre Stop 5G à 13h45 pour le départ de la marche au : Square Phillips (Google Maps) au centre-ville de Montréal,

TRANSPORT RECOMMANDÉ pour les non EHS : Métro McGill, sortie Union – voir Sortie C sur ce plan.

POINT D’ARRIVÉE : En face de l’Édifice Lucien-Saulnier (Google Maps), siège de la mairie de Montréal, où quelques brefs discours seront prononcés. Si vous ne pouvez participer à la marche, rendez-vous à 14h55 directement devant l’Édifice Lucien-Saulnier.

Selon les informations fournies le 20 janvier par les organisateurs de cet événement mondial, il y aura 205 événements dans plus de 195 villes dans 32 pays. Au Canada, une douzaine d’événements auront lieu, de Vancouver à Halifax en passant par Calgary, Winnipeg et Toronto, sans oublier Montréal.

Le trajet de la marche d’environ 1,7 km est visible ci-dessous et comportera un arrêt devant Québecor pour réclamer que Vidéotron ne déploie pas la 5G en 2020

Stop 5G Sutton sera aussi sur place avec de nombreux membres

Une chanson a été créée par STOP 5G Val-David, sur l’aire de Bonhomme, dont voici le vidéo et les paroles en bas de page.

Si vous avez la possibilité d’être bénévole pour aider au bon déroulement de la marche conformément aux demandes du service de police, vous pouvez écrire à Sylvain Lagnel sylvain.resq@gmail.com

Nous serons heureux de vous rencontrer ainsi que vos familles et amis.

Les membres du CA du RESQ.

https://electrosensibilitequebec.com

electrosensibilitequebec@gmail.com

Paroles de la chanson sur l’aire de Bonhomme.

Bonhomme bonhomme es-tu conscient   2x

que la 5G c’est dangereux

même si ça l’air si merveilleux

vie et santé sont menacées

qu’est-ce que t’attends pour ouvrir les yeux

bonhomme

tu n’es pas maître de ta santé

avec la 5G

Bonhomme bonhomme es-tu conscient   2x

réveilles-toi donc pendant qui est temps

sais-tu que les Russes ont pris les devants

ils l’ont banni il y a longtemps

est-tu capable d’en faire autant?

bonhomme

où est l’avenir de tes enfants

avec la 5G

Bonhomme bonhomme es-tu conscient  2x

que t’es rendu trop dépendant

qu’on te manipule pour de l’argent

c’est l’temps d’agir pour ton avenir

ta liberté est menacée

bonhomme

sais-tu qu’ils veulent de contrôler

avec la 5G

PÉTITION À LA CHAMBRE DES COMMUNES

Attendu que :
  • Les systèmes sans fil WI-FI et la technologie 5G ont des effets très nocifs sur la santé humaine, animale et environnementale;
  • Les systèmes WI-FI et la technologie 5G semblent être surtout néfastes pour les nouveau-nés, les enfants, les personnes malades et les personnes âgées;
  • La technologie 5G est similaire, mais en pire, aux problèmes que l’on constate déjà avec les premières générations de téléphone, du fait que les ondes sont pulsées;
  • Au 1er janvier 2019, 247 scientifiques de 42 pays ont recommandé un moratoire sur le déploiement de la technologie 5G dans le secteur des télécommunications;
  • Une étude de grande ampleur du National Toxicology Program aux États-Unis montrait que des rats exposés à des ondes développent des cancers;
  • L’Association internationale des pompiers (IAFF) s’oppose à l’installation de tours cellulaires et d’antennes sur leurs casernes pour des motifs de santé;
  • Le principe de précaution n’est pas appliqué sérieusement, ni rigoureusement;
  • Depuis l’intallation de la technologie 5G dans la ville de New-York, plusieurs personnes sont tombées malades, de même que leurs animaux domestiques.
Nous, soussignés, citoyens et résidents inquiets du Canada, prions la Chambre des communes de décréter un moratoire, soit un gel temporaire, sur l’implantation de la technologie de communication 5G à la grandeur du Canada, tant et aussi longtemps qu’une équipe de chercheurs qualifiés indépendante et mandatée par la Chambre des communes n’aura pas prouvé que les dangers de la technologie 5G sur la santé humaine, animale et environnementale sont vraiment minimes et sans conséquences graves.

 

L’AVENIR DE NOS SERVICES DE TÉLÉCOMMUNICATION

RÉINVENTER LA TÉLÉCOMMUNICATION PAR FIL ET FIBRE OPTIQUE
L’AVENIR DE NOS SERVICES DE TÉLÉCOMMUNICATION


A propos : Voici une traduction libre résumant (9 pages) la publication de Timothy Schoechle, PhD, Re-Inventing Wires: The Future of Landlines and Networks. Ce texte, produit en 2018, décrit la situation peu reluisante des télécommunications aux États-Unis et la façon dont l’industrie a berné les représentants des gouvernements et le public sur la pertinence et l’importance des communications sans fil. L’auteur propose un retour aux technologies filaires et à la fibre optique, plus performantes, plus fiables, plus avantageuses pour le consommateur et sans les effets, maintenant avérés, sur la santé du sans-fil. Précisons que ce document traite de la réalité des États-Unis. Mais considérant les liens étroits de commerce et de politiques avec ce pays, on peut raisonnablement penser que les mêmes enjeux, sauf pour les aspects légaux, s’appliquent à notre société canadienne.

Pour les références, consulter le document original en anglais, 130 pages. http://electromagnetichealth.org/electromagnetic-health-blog/wires-long-press-release/

N.B. Un gros merci à Marc Robert ing. pour le résumé et traduction et à Jean Gagnon pour nous le faire parvenir.

RÉINVENTER LA TÉLÉCOMMUNICATION PAR FIL ET FIBRE OPTIQUE

La tarification dynamique et à quoi ça sert

Sections de l’article :

C’est quoi la tarification dynamique et à quoi ça sert ?

Est-ce qu’un CNC peut utiliser la fonction de facturation dynamique?

Qu’est-ce que tout cela veut dire?

Qu’est-ce qui peut être changé?

Qu’est ce que c’est la tarification dynamique?

Comment la « tarification dynamique » fonctionne-t-elle ? (TOU)

Courant porteur et effets sur le réseau électrique et la santé

Comment mesurer les HFT

Solutions pour limiter votre exposition à l’électricité sale et aux CEM à la maison

Consommer intelligemment 

Nouvelle technologie

Que pouvons-nous faire?

C’est quoi la tarification dynamique et à quoi ça sert ?

En juin 2017 la Régie a publié un avis recommandant l’utilisation de la tarification dynamique pour l’électricité et le gaz, tout comme le ministre Arcand l’a aussi fortement suggéré. Nous avons tous intérêt à bien le lire et comprendre.

Depuis quelques mois, de trolls ou des gens bien intentionnés qui confondent les différents compteurs, affirment que les compteurs non communicants (CNC) émettent des radiofréquences (RF), ce qui est erroné.   Aussi, ce n’est pas la première fois que des néophytes prennent des mesures erronées. Déjà le 20 février 2014, Brigitte Blais de l’AQLPA nous mettait en garde de ces rumeurs non fondées : « Vendredi dernier (14 février 2014), HQD nous a confirmé devant l’équipe de la Régie que les CNC ne communiquent pas, n’émettent pas de radiofréquences (zéro) et que le releveur doit prendre la relève manuellement avec un crayon et visuellement en personne. HQD s’est engagée à le préciser sur son site Web (dans les questions & réponses). Ce sera leur engagement écrit pour tous. S’ils le violaient, ils seraient passibles d’une poursuite. » D’ailleurs, le site Web de l’AQLPA explique très clairement non seulement l’option de retrait, mais aussi les conséquences de ne pas payer les frais d’installation et de relève. Dans un communiqué de presse en novembre 2014, Hydro-Québec affirme : « L’option de retrait offerte par Hydro-Québec prévoit l’installation d’un compteur électronique non communicant, qui n’émet pas de radiofréquences. » 

 Hydro-Québec aide à la confusion en répondant ainsi à la question d’une cliente : « Pourquoi Hydro-Québec refuse-t-il de confirmer par écrit, que le compteur non-communicant n’émet aucune radiofréquence? »

Réponse : « Nous vous invitons à consulter notre site Web sur les compteurs de nouvelle génération où nous confirmons par écrit que le compteur non communicant n’émet pas de radiofréquences. »… sauf que l’hyperlien ne le dit pas.

Hydro-Québec a décidé d’aborder le sujet autrement, ce qui force les clients à faire une recherche approfondie. Nous avons trouvé ce communiqué de presse de 2012 : Hydro-Québec précise les modalités de l’option de retrait individuel pour l’installation d’un compteur qui n’émet pas de radiofréquences.

En conclusion, Hydro-Québec affirme par écrit que les CNC n’émettent pas des RF et de plus, des techniciens en mesurage n’ont jamais pu détecter des RF dans les CNC.

Est-ce qu’un CNC peut utiliser la fonction de facturation dynamique?

Il y a une panoplie de compteurs numériques approuvés par Mesures Canada. Hydro-Québec utilise le modèle CENTRON C1S de la compagnie Itron pour les CNC, identifiés par un « X » dans leur numéro de série. Ce modèle, comme tous les modèles de compteurs numériques peuvent être modifiés, et cela sans les ouvrir. Nous allons expliquer comment un peu plus bas.

Mesures Canada a approuvé les CNC pour plusieurs modifications comme pour la mesure horaire – TOU (time of use/mesure horaire). Selon Mesures Canada, les compteurs prévus pour la mesure horaire doivent être équipés d’une pile au lithium*, tous les compteurs numériques, intelligents (CI) ou CNC, sont équipés de ces batteries. Le mesurage pour la puissance appelée (enregistre la consommation de pointe d’énergie) n’est pas approuvé pour le mesurage horaire dans le cas des CNC.

*Notez que ces piles ces piles peuvent parfois exploser et causer des incendies. Même Transport Canada nous met en garde à propos de ces batteries : Saviez‑vous que les piles au lithium sont des marchandises dangereuses? En cas d’explosion, nous devons nous préoccuper aussi du gaz toxique qu’elles dégagent : Toxic fluoride gas emissions from lithium-ion battery fires. Ce n’est pas un problème pour les compteurs extérieurs (les émissions d’un gaz toxique lors de l’explosion), mais c’est très grave pour les occupants d’une maison où le compteur est situé à l’intérieur.

Les CNC ont moins de fonctionnalités que le CI – voir le tableau plus bas pour les fonctionnalités du CI. Cela ne nous console pas parce que la fonctionnalité de mesure horaire est approuvée et installée dans les deux types de compteurs, CI et CNC.

Le compteur intelligent (Landys & Gyr ou Elster) a plusieurs autres fonctionnalités, certaines déjà en place (couper l’électricité, identifier le vol d’électricité, un compteur qui ne fonctionne plus, une panne d’électricité, etc.) les « meilleures » sont à venir, comme la gestion de la demande (pour contrôler votre thermostat, selon l’heure d’utilisation). La gestion de la demande étant la deuxième fonctionnalité par importance. Le tableau présenté par Hydro-Québec à la Régie nous dit tout.

Figure 1

Toute la programmation du CENTRON, pour tous les modèles, est effectuée en usine. Le compteur peut être programmé (par l’activation d’un programme déjà installé) en utilisant le port optique qui est situé sur la face où se trouve l’afficheur électronique.

La programmation du mesurage horaire porte sur les paramètres suivants :

  • Tarif selon le calendrier;
  • Tarif unitaire;
  • Tarif journalier;
  • Tarif saisonnier;
  • Tarifs des jours fériés;
  • Heure avancée;
  • Saisons actuelles et antérieures.

Tous ces nouveaux compteurs numériques, communicants et non-communicants, ont la même structure électronique de base. Cela consiste à placer deux capteurs analogiques sur chacune des deux phases de la ligne d’alimentation. Ensuite, ces deux signaux analogiques sont transformés en signaux numériques (nombre/affichage) par une puce intelligente qui prend ces deux signaux analogiques, les numérise et les transforme en affichage pour l’utilisateur, et conserve un ou plusieurs registres additifs pour la consommation cumulée.

Le processus de cette transformation numérique se fait à travers une combinaison d’électronique dont les fonctions sont contrôlées par la microprogrammation (logiciel et électronique programmable à l’intérieur de la puce électronique ou du circuit intégré du CI). Ces puces appartiennent à la famille des FPGA (Field Programmable Gate Arrays/matrices prédiffusées programmables). À l’intérieur de ces puces, on peut programmer et reprogrammer à la fois la structure matérielle et la mémoire qui guide la façon dont les signaux de puissance sont transformés en nombres.

Ces puces électroniques sont programmables sur le terrain, cela signifie que l’on peut programmer et reprogrammer ceux-ci lorsqu’ils résident à l’intérieur du compteur.

Qu’est-ce que tout cela veut dire?

Cela signifie que le comportement de ces compteurs peut être mis à jour/modifié ou manipulé plusieurs fois. Un CI peut être modifié de très loin; les CNC sont programmables par le port optique à partir duquel la mise à jour/mise à niveau peut être effectuée à courte distance, sans qu’il soit nécessaire de toucher au compteur.

Toutes les fonctions avancées du CENTRON sont programmables en utilisant le logiciel PC PRO+ de Schlumberger et un ordinateur. Le logiciel est protégé par un mot de passe; tout ce qu’Hydro-Québec a à faire, c’est d’entrer le code qui active la nouvelle fonction.

Modifier un programme pour adopter une entrée de temps supplémentaire dans les données n’est pas un grand défi d’ingénierie. Tout ce qui est nécessaire est une horloge en temps réel à l’intérieur du compteur; tous ces compteurs qui utilisent l’électronique numérique pour la conversion analogique numérique ont une horloge en temps réel. Ainsi, le code serait simplement d’ajouter un horodatage au début et à la fin de la période de temps prédéterminée. Les données sont lues comme avant et le taux est doublé ou triplé pour la période entre les horodatages. Cela ne nécessite pas une quantité excessive de code ou de stockage de mémoire.

Qu’est-ce qui peut être changé?

Cela dépend de ce qui était prévu et, dans une certaine mesure, de ce que l’on veut faire, mais ce n’était pas prévu au départ. Les codes particuliers qui doivent être utilisés pour adopter des changements de comportement, inutile de le dire, ne font pas partie des informations disponibles aux abonnés ni même au gouvernement québécois. N’oublions pas que Martine Ouellet, en tant que ministre responsable du dossier des compteurs intelligents, a demandé à l’ancien PDG de la société d’État, Thierry Vandal, en commission parlementaire, des précisions sur le contrat entre Landys+Gyr et HQ, chose qu’il a refusée catégoriquement; il l’a nargué et il n’a jamais répondu à ses questions. Vous avez accès à toutes les minutes de cette entrevue où Mme Ouellet a posé des questions importantes et pertinentes et Thierry Vandal n’a simplement pas répondu convenablement. Descendez à 21 h. Quand Hydro-Québec refuse toute transparence au gouvernement, c’est certain que nous, simples citoyens, continuerons à être ignorés.

De tels changements ne peuvent être faits qu’après l’approbation d’Industrie Canada; donc, théoriquement, ceux-ci ne peuvent pas être faits à volonté par Hydro-Québec.

Puisque ces compteurs ont été approuvés pour la fonction TOU, cela signifie que le

Gouvernement fédéral (Mesures Canada) et Hydro-Québec avaient déjà prévu de l’appliquer.

Le CNC est programmé pour envoyer les données par courant porteur sur la ligne de transport à un ordinateur central de facturation.

Les différents codes et modules de votre CNC ne sont pas affichés sur le compteur par exemple, Y72104 (Le Y72104 assure une fonction d’interface au système TWACS qui envoie les données du compteur par courant porteur sur ligne de transport à un ordinateur central de facturation.) Nous avons trouvé un total de 25 révisions par Mesures Canada de ce compteur.

Itron-CNC_Xc

.Dans son rapport de 2017, Hydro-Québec annonce la tarification dynamique : « Tarification dynamique — Hydro-Québec continue de faire évoluer ses tarifs en fonction du contexte énergétique et économique. Ainsi, au printemps 2018, elle soumettra à la Régie de l’énergie des propositions de tarification dynamique volontaire qui offriront un plus grand choix à la clientèle et l’encourageront à nous aider à mieux gérer les approvisionnements énergétiques, notamment par l’intermédiaire de la domotique. La tarification dynamique propose une structure de prix qui reflète la variabilité des coûts d’approvisionnement selon la période. »

 Autrement dit, la tarification dynamique, avec sa plage d’horaires, une fois approuvés par la Régie, sera offerte en hiver 2018 aux abonnés qui le souhaitent.

Hydro-Québec à maintes reprises nous assuré que la tarification selon l’horaire ne reviendrait pas. Elle a menti. En octobre 2013 nous avons eu une rencontre télévisée avec le porte-parole d’Hydro-Québec qui à TROIS reprises a affirmé que la tarification dynamique n’aurait pas lieu, que ce n’était pas dans les intentions d’Hydro-Québec (minutes 29, 20 : 27, 21 : 39 et 34 : 16).

De plus, la Régie est dans le coup :

Extraits de l’avis de la Régie publié en juin 2017 :[60] Au fur et à mesure que se réalise la transformation des équipements de mesurage qui rend possible de nouvelles façons de transiger avec le client, les distributeurs ajoutent la tarification dynamique à leurs différentes options tarifaires.

[65] Hydro-Québec concluait le projet Heure Juste, en 2010, en proposant de ne pas y donner suite pour l’instant. Toutefois, comme elle prévoyait remplacer son parc de compteurs par une infrastructure de mesurage avancé permettant une tarification dynamique optionnelle, elle envisageait d’offrir une telle option aux clients résidentiels dès la fin de son déploiement. Enfin, elle croyait « nécessaire l’offre d’une tarification dynamique dans le contexte d’une pénétration possible des véhicules électriques, afin de favoriser la recharge durant les périodes hors pointe » 28. [66] Des investissements majeurs ont été faits chez Hydro-Québec au cours des dernières années afin d’implanter cette infrastructure de mesurage avancé.

La Régie est d’avis qu’il importe d’accroître la rentabilité de ces investissements en exploitant au maximum les nouvelles avenues qu’offre cette infrastructure. [67] D’ailleurs, selon les données de l’EIA29 aux États-Unis, parmi les clients chez qui une infrastructure de mesurage avancé a été installée, 87 % ont accès à un tarif dynamique qui utilise ces fonctionnalités. Parmi ceux-ci, 17 % s’y sont abonnés. [68] Parmi les types de tarification dynamique, les tarifs variables en fonction

[71] La Régie considère, à l’instar des experts consultés qu’une option de tarification dynamique de type « heures critiques » s’appuyant sur de nouvelles technologies en matière de domotique et d’applications informatives pourrait s’avérer bénéfique. Elle permettrait une réduction de la demande à la pointe pour Hydro-Québec en échange d’une réduction de la facture des consommateurs ayant la volonté et la capacité de réduire leur consommation durant les heures critiques pour le réseau.

[75] Une option de tarification dynamique – heures critiques aurait également pour effet de stimuler au Québec l’innovation technologique, le développement de solutions et d’entreprises offrant des services et produits permettant une gestion dynamique et optimale de la consommation d’électricité.

Piste de solution 1. Demander à Hydro-Québec de présenter des propositions d’options volontaires de tarification dynamique – heures critiques accessibles à toutes les catégories de consommateurs en vue d’une mise en application débutant à l’hiver 2018-2019.

[82] À ces niveaux d’appels de puissance relativement élevés, les clients visés, qui paieraient alors une prime de puissance, pourraient rentabiliser beaucoup plus rapidement des investissements en technologie de gestion de la charge. Une telle approche pourrait se justifier dans la mesure où elle ne s’adresserait qu’à une petite portion de la clientèle résidentielle, soit les plus grands consommateurs. De tels investissements seraient en revanche moins rentables pour les plus petits consommateurs. Rappelons que pour l’ensemble de la clientèle résidentielle, la moyenne de l’appel de puissance coïncidant à la pointe du réseau est en deçà de 5,5 kW pour les clients aux tarifs D et DM, alors qu’elle est d’environ 58,9 kW pour les clients au tarif DP33. [83] Considérant que la gestion de la puissance à la pointe constitue un défi

 Autrement dit, depuis le début le plan était d’imposer la tarification dynamique dès que le déploiement serait complété.

En 2018, le déploiement est officiellement complété; il reste qu’un petit nombre d’abonnés qui sont prêts à aller en prison ou à se faire couper le service pour tenir tête à Hydro-Québec.

Qu’est ce que c’est la tarification dynamique?

 C’est la modulation des tarifs d’électricité en fonction des périodes de pointe. De plus, des ajustements tarifaires pourraient viser différentes catégories de consommateurs et des solutions adaptées pourraient être offertes à certaines industries ayant des besoins particuliers.

Comment la « tarification dynamique » fonctionne-t-elle ? (TOU)

Hydro-Québec a mis sur place le projet « Heure juste » pendant deux ans, de 2008 à 2010. Ce projet n’a pas donné les résultats escomptés puisque pas plus de 1 % des consommateurs ont changé leurs habitudes. Vous pouvez le constater dans ce reportage : Des abonnées qui tiennent à leurs habitudes. Depuis, Hydro-Québec a retiré toute information sur ce projet de son site Web. On peut encore toutefois trouver sur Internet des extraits du document présenté alors à la Régie, RAPPORT FINAL DU PROJET TARIFAIRE HEURE JUSTE.

« Les deux principales raisons pour abandonner le PTHJ, mentionnées spontanément par les répondants sont :

  • le tarif peu avantageux/peur de perdre de l’argent;
  • le fait que ce soit trop compliqué de changer ses habitudes/ne veut pas 2 changer ses habitudes.

Ces deux raisons ont été confirmées par plus de la moitié des répondants lorsqu’on leur a demandé d’en évaluer le niveau d’importance sur une échelle de 1 à 10.

Ayant pris en compte ces rajustements, on peut déduire, à consommation équivalente, que les changements de comportement des clients leur ont procuré une économie de facture de 13,29 $ dans le cas du tarif Réso+ et de 5,65 $ dans le cas du tarif Réso. Ces économies sont dues à un transfert de consommation des heures de pointe vers les 10 heures hors pointe. »

En autres mots, ceux qu’ont adhéré en totalité ou partiellement ont trouvé que cela compliquait la routine familiale pour, au final, n’épargner que 13 $ / année.

Nous avions, heureusement, sauvegardé en 2013 cette image de l’Heure juste :

heure juste chart

La tarification selon l’heure d’utilisation ou, au Québec, « tarification dynamique » est en place dans toutes les régions où le déploiement est terminé.

À la même époque que le Québec, l’Irlande avait fait le même essai avec les mêmes résultats. Il semble que l’industrie a appris de ses erreurs et le taux horaire a été assoupli. Au Québec on va commencer par offrir la facturation dynamique volontaire. Ailleurs, les abonnés n’ont pas de choix.

Les périodes de tarification varient en été et en hiver. Actuellement, en Ontario la tarification est divisée selon l’horaire semaine d’été, l’horaire semaine d’hiver et l’horaire de la fin de semaine et jours fériés, peu importe la saison. Les jours de semaine (lundi à vendredi) pendant l’hiver (novembre – avril) il y a deux périodes de pointe : tôt le matin et en soirée. Au cours de ces périodes, on remarque habituellement une augmentation du chauffage et de l’éclairage et une utilisation accrue des appareils ménagers. Notez qu’il a TROIS tarifs :

  • Heure de pointe (quand vous vous levez et quand vous arrivez du travail/école et vous préparez à manger, le repas du jour suivant, le lavage, les bains, les devoirs, les jeux électroniques, TV, etc.),
  • Moyenne (quand la maison est vide ou quand il y a moins de personnes, donc moins d’activité),
  • Heure creuse (quand vous dormez ou quand vous vous préparez à le faire).

Time-Of-Use-Winter-FR-p3Source Hydro-One

En été (mai à octobre), les prix de l’électricité sont les plus élevés pendant l’après-midi, lorsque les climatiseurs fonctionnent à plein régime. Il y a toujours trois tarifs, mais à des heures différentes.

Hydro-One été

Source Hydro-One

La fin de semaine et les jours fériés il y a un seul tarif, celui de la période creuse.

Les jours fériés seront probablement différents au Québec, quoiqu’avec les accommodements religieux et la laïcité, nous n’avons plus les mêmes repères. Le projet-pilote Heure juste offrait les 24, 25, 26 et 31 décembre, le 1er et 2 janvier, le Vendredi Saint. et le lundi de Pâques lorsque ces jours étaient en période de chauffe hivernale. La journée nationale des patriotes (21 mai) et la fête nationale du Québec (24 juin) n’étaient pas incluses, ce qui nous fait réfléchir sur le patriotisme de cette société d’État.

Le 29 juillet 2018, Hydro-Québec annonce deux propositions de tarification variable/dynamique appliquées sur une base volontaire pour l’hiver 2018 :

 Hydro-Québec propose une tarification différenciée dans le temps (dynamique) tout à fait différente qu’ailleurs au monde. D’un côté, pour le moment, elle est volontaire et deuxièmement elle propose deux types de tarifications. Il ne faut pas oublier que nous sommes en période électorale : élections provinciales en 2018 et fédérales en 2019 et ce n’est pas le moment de créer de polémiques. On peut parier qu’en 2019-2020 cette tarification ne sera plus volontaire. Nous vous invitons à poser des questions sur cette facturation aux candidats pendant la campagne électorale.

OPTION 1

Crédit en pointe critique

  • Aucun risque pour le client
  • Aucun changement de tarif
  • Crédit de 50 ¢/kWh effacé à la demande d’Hydro-Québec

OPTION 2

Tarif de pointe critique

  • Prix élevé en pointe : 50 ¢/kWh consommé jusqu’à concurrence de 3 % des heures en période d’hiver
  • Prix faibles le reste du temps : réduction d’environ 2 ¢/kWh par rapport au tarif D en période d’hiver

En attendant le feu vert de la Régie de l’Énergie, Hydro-Québec n’offre plus d’information sur son site Web. Les tarifs seront plus élevés lors des heures dites critiques [entre 6 h et 9 h le matin, puis entre 16 h et 20 h le soir] durant la période hivernale.

En ce moment, les clients d’Hydro-Québec paient les 36 premiers kilowattheures consommés chaque jour 5,91 cents le kilowattheure, alors que les suivants sont au prix unitaire de 9,12 cents. Avec la tarification dynamique, ces périodes de pointe seront facturées presque dix fois plus cher : 50,0 cents le kilowattheure.

Serons-nous informés des détails par la poste ou par les journaux?

Restons informés et n’oubliez pas que TOUT compteur numérique crée de hautes fréquences transitoires, particulièrement un CNC qui communique par CPL.

Courant porteur et effets sur le réseau électrique et la santé

Les courants porteurs en ligne (CPL) sont source de hautes fréquences transitoires (HFT) aussi connues comme électricité « sale » ou électricité vagabonde. Les HFT sont générées par les boîtiers CPL et les lampes fluocompactes, les appareils électroniques (téléviseur, laveuse, gradateurs de lumière…), etc.

Sources de HFT

Gradateurs de lumière (rhéostat ou « dimmer»)Ampoules et tubes fluorescents

Ordinateurs et ordinateurs portables

Imprimantes et scanneurs

Télévisions

Systèmes de divertissement musical

Systèmes de jeux vidéo

Systèmes téléphoniques sans fil

Branches touchant les fils électriques

Transformateur sans mise à la terre

Compteurs intelligents et CNCTous les appareils dits « intelligents »

Routeurs Wi-Fi et modems

Dispositifs de charge de batterie pour téléphones portables, tablettes, etc.

Four à micro-ondes

Mélangeurs et batteur électrique

Sèche-cheveux

Ventilateurs à plusieurs vitesses

Système d’énergie solaire

Les HFT occupent une partie du spectre entre les champs de fréquence d’énergie 60 hertz (Hz) distribuées par les lignes électriques et les postes de distribution, et les micro-ondes (300 mégahertz à 1 000 gigahertz) utilisées par les appareils de communication sans fil, dont les diverses antennes (téléphonie, radar, satellites, etc.).

Ils sont mesurés comme un bruit électromagnétique (une interférence) causé par les harmoniques dans un système électrique.

Les HFT sont introduites dans nos maisons à travers le câblage électrique, mais aussi par la plomberie, le sol lui-même, et tous les appareils électroniques du fait de leur bloc d’alimentation à découpage de l’onde. C’est le cas notamment des tours de téléphonie cellulaire, des systèmes photovoltaïques et éoliens qui sont une source majeure de cette interférence électromagnétique. Ces appareils fonctionnent ou produisent du courant continu (CC) qui doit être converti ou leur arrive comme courant alternatif (CA).

Dans le processus d’inversion, l’électricité sale est produite par les onduleurs et est renvoyée dans nos maisons par des câbles électriques.

De nombreux appareils modernes n’utilisent donc plus le courant alternatif classique « tel quel ». Au lieu de cela, ils doivent souvent convertir un courant électrique (CA vers CC ou CC vers CA) de bas ou haut voltage pour fonctionner, habituellement sur le 60 Hz CA.

Par exemple, de nombreux appareils électriques doivent aujourd’hui convertir l’électricité au courant alternatif 60 Hz standard en d’autres formes d’électricité — comme le courant continu basse tension (CC) ou la fréquence plus élevée CA — pour fonctionner. Les appareils électroniques consomment donc de l’électricité par intermittence, en rafale courte plutôt qu’en continu. Ils le font en tournant le flux de puissance vers un commutateur (dispositif « on » et « off ») ultra rapide, des milliers, voire des millions de fois par seconde (fréquences kilohertz ou mégahertz). Ces processus interrompent le flux régulier de l’électricité à courant alternatif 60 Hz classique, ce qui crée des harmoniques et des surtensions erratiques et des pics d’énergie électrique (c’est-à-dire des variations transitoires de tension ou HFT).

Une fois créée, cette électricité « sale » inutilisable se propage à travers un bâtiment et même à d’autres bâtiments via le câblage et les lignes électriques. En voyageant, il émet des champs électromagnétiques potentiellement dangereux (CEM) dans les environnements de vie et de travail. Vous devez vous protéger même de vos voisins.

Les problèmes de santé liés à l’électricité sale comprennent le diabète, la migraine, l’anxiété, la sclérose en plaques, les problèmes musculaires et articulaires et même le suicide. Selon l’épidémiologiste américain Dr Sam Milham, ces HFT seraient des cancérogènes universels, bref nourrissant tous types de tumeurs . Le physicien Paul Héroux, professeur de toxicologie des CEM à la Faculté de médecine de l’Université McGIll, abonde dans le même sens. Selon lui, les HFT représenteraient la forme la plus nocive de CEM.

Comment mesurer les HFT

 Une façon économique de savoir si votre maison a de l’électricité sale est d’utiliser une radio AM. Réglez la radio sur les stations intermédiaires où il n’y a que du bruit blanc (statique) et rapprochez-la de toutes les prises de votre maison. Si vous entendez un sifflement, vous savez que vous avez un problème particulier dans ce domaine.

 Le moyen le plus précis, pratique et économique de mesurer la quantité d’électricité sale dans une maison ou un autre bâtiment est de mesurer la quantité présente sur le câblage de la structure. Cela peut être fait facilement avec un appareil de mesurage spécifique  (Stezerizer ou Greenwave, par exemple).

Ils sont faciles à utiliser. Il suffit de les brancher dans les prises pour voir combien de bruit électrique est présent sur le câblage à proximité. Faire cela avant et après avoir installé des filtres peut vous aider à voir la différence que font ces filtres en réduisant l’électricité sale sur votre câblage. Ces appareils sont également très utiles pour guider l’installation de filtres. Ils peuvent vous aider à identifier les sources importantes d’électricité sale dans votre environnement et déterminer le meilleur nombre de filtres à installer dans chaque pièce pour des résultats optimaux. Comme les erreurs de câblage sont aussi une source de HFT, une inspection électromagnétique permettra d’identifier et de corriger des infractions au Code de l’électricité, réduisant par le fait même les risques d’électrocution ou d’incendie dans votre maison. Lorsque ces sources de HFT sont réduites, vous n’aurez plus besoins d’installer autant de filtres à HFT dans votre maison.

REMARQUE : Les appareils conçus pour mesurer les champs électriques CA, les champs magnétiques et les radiofréquences/micro-ondes présents dans l’air ne sont pas efficaces pour mesurer précisément l’électricité sale.

Solutions pour limiter votre exposition à l’électricité sale et aux CEM à la maison

 La bonne nouvelle est que vous n’avez pas besoin de vous asseoir silencieusement et de laisser votre corps être lentement endommagé par un envahisseur invisible et indésirable. Examinons quelques-unes des solutions.

Comment éviter les HFT

Dans les cas du compteur, nous n’avons pas autre option que de demander à un spécialiste de faire les correctifs nécessaires. L’Italie depuis 2005 a des compteurs connectés par CPL sans problème parce que le câblage à la maison est blindé (depuis 2017 le déploiement des compteurs nouvelle génération a commencé et ils utilisent aussi le CPL). Si vous construisez une nouvelle maison ou si vous en rénovez une, profitez-en pour installer du câblage blindé. C’est plus dispendieux à court terme, mais vous serez protégé à vie de toute autre application qu’Hydro-Québec pourrait ajouter aux fonctionnalités des compteurs numériques CI ou CNC. Entre-temps, vous pouvez prendre les précautions suivantes :

    • Achetez des rallonges blindées et mises à la terre et des barres d’alimentation avec protection de surtensions, ex. de marque Noma (elles sont souvent en solde à moins de 15 $). Branchez-y vos appareils et allumez la barre que lorsque vous allez utiliser un appareil; éteignez-la quand vous n’en avez plus besoin.
    • Ne branchez pas des appareils en permanence, ex. sèche-cheveux, hydropulseur (Waterpick), etc.
    • Utilisez des réveils matin alimentés par batterie au lieu de ceux que vous branchez dans une prise.
    • Même chose pour la TV, les appareils de jeu vidéo, la chaine stéréo, etc. Chacun de ces appareils devrait être connecté à une barre individuelle parce que quand on écoute la TV on ne joue pas nécessairement à un jeu vidéo (à moins d’avoir une TV dédiée) ni on écoute de la musique en même temps. Pendant que ces appareils ne sont pas en marche, les barres sont en position « Fermé/Off ».
    • Si vous utilisez un ordinateur portable à la maison, optez plutôt pour des connexions Ethernet filaires.
    • Envoyez au recyclage vos téléphones sans fil et utilisez les téléphones filaires.
    • Évitez/débarrassez-vous des gradateurs, des appareils domestiques sans fil.
    • Les imprimantes, les scanneurs, les ordinateurs, les téléviseurs et les appareils économiseurs d’énergie doivent être connectés à des barres individuelles de surtensions.

  • Remplacez toutes les ampoules fluorescentes compactes (forme « bouclée ») avec des lumières incandescentes (de préférence spectre complet) car ce sont les ampoules les plus saines à avoir dans votre maison.

Consommer intelligemment

C’est indéniable que nous devons éviter de gaspiller de l’électricité, par exemple :

  • fermer la lumière et/le ventilateur d’une pièce pendant notre absence;
  • n’utiliser le lave-vaisselle et la laveuse que lorsqu’elles sont pleins;
  • lavez le linge à l’eau froide le plus possible;
  • n’utiliser la sécheuse que lorsque nécessaire, en préférant la corde à linge;
  • remplir le congélateur de sacs d’eau ou de glace quand il est à moitié plein pour éviter de ne refroidir que de l’air;
  • ne pas laisser la porte du réfrigérateur ouverte pendant que vous réfléchissez à ce que vous voulez y prendre;
  • prendre des douches de courte durée avec une pomme de douche à débit réduit (5,8 litres par minute);
  • favoriser les bains simples aux doubles et très profonds qui prennent trop d’eau chaude;
  • utilisez les bons ronds de votre cuisinière (grandeur et température);
  • baissez la température de vos thermostats de 3 °C en hiver la nuit (cela permet de réaliser une économie annuelle de 6 % sur la facture d’électricité, selon Transition Énergétique Québec) et montez la température de votre air conditionné central en été;
  • réglez la température du climatiseur à 24 °C et l’éteindre ou la hausser lorsque vous vous absentez;
  • en hiver, ouvrez les rideaux/stores le jour pour profiter du chauffage solaire passif et fermez-les au coucher du soleil pour garder la chaleur;
  • en été, fermez les rideaux/stores des fenêtres non ombragées le jour, en particulier à l’est et à l’ouest où les surplombs de toiture sont inefficaces quand le soleil est trop bas dans le ciel
  • si vous avez une piscine, une minuterie permet d’interrompre la pompe de filtration jusqu’à 45 % du temps sans nuire à la qualité de l’eau;
  • si vous avez un spa, abaisser la température de consigne lorsqu’il n’est pas utilisé et pensez à le couvrir après usage; en baissant la température de l’eau de 2 °C, par exemple de 29 °C (84,2 °F) à 27 °C (80,6 °F), vous pouvez réduire la consommation d’électricité de votre chauffe-piscine d’environ 25 %.

La plupart des appareils électroniques consomment de l’électricité même fermés parce qu’ils ont un mode veille qui facilite leur démarrage; branchez tous ces appareils à des barres multiprises pour éviter ces charges fantômes (responsables de  jusqu’à 10 % de votre facture annuelle).

Lire attentivement les recommandations des fabricants d’électroménagers et autres appareils; ces bonnes habitudes vont vous permettre des économies substantielles, surtout si jamais la facturation dynamique nous était imposée.

Quoique les éléments chauffants à serpentins de votre cuisinière requièrent plus d’énergie que les plaques de cuisson à induction ou à halogène, n’achetez pas de plaques à induction qui émettent un champ magnétique trop fort, de plus lorsque la bobine d’induction est allumée, la casserole est chargée électriquement. Si la casserole est touchée par une personne, un petit courant (courant de fuite) peut traverser le corps de cette personne. Les plaques de cuisson à halogène ne présentent pas ce risque.

Pour connaître la consommation des petits appareils électriques, suivez ce lien de la ville de Sherbrooke (le tarif D est identique pour les deux fournisseurs). Et celle des gros appareils électroménagers. Autres calculs de consommation, calculs par pièce. L’idéal est de vous procurer un lecteur de type KILL A WATT  qui mesure tant les watts que le voltage, les hertz, l’ampérage et les kilowattheures.

En faisant le calcul de consommation de charges fantômes de quelques appareils, cela peut vous paraître un montant annuel risible, mais vous devez considérer que ce calcul est fait avec le tarif D actuel qui va changer sous peu, et que ces charges sont consommées pendant que vous êtes absent ou que vous dormez. Il vaut mieux prendre de bonnes habitudes dès maintenant pour éviter un jour de payer, disons 0,50 $/kWh, c’est-à-dire dix fois plus que le montant que vous considérez risible aujourd’hui.

Justification du mesurage horaire

 Si Hydro-Québec, la Régie et le gouvernement du Québec sont au courant du fiasco du projet Heure juste, pourquoi envisager de l’appliquer à nouveau?

 La réponse n’est pas compliquée : c’est une opportunité de faire beaucoup d’argent sur le dos des contribuables, tout en leur faisant croire que c’est de leur faute si leur facture est plus élevée et que de plus en adhérant à cette tarification ils aident le progrès et protègent environnement.

D’un côté, il est vrai que le coût de l’électricité au Québec est un des plus bas au monde et que, par conséquent, nous avons tendance à la gaspiller. D’un autre côté, les pays industrialisés ont décidé de favoriser la technologie sans-fil sans se préoccuper des conséquences sur la santé, la sécurité et les dépenses publiques.

Les communiqués des compagnies d’électricité nous culpabilisent de notre utilisation irresponsable de l’électricité et nous incitent à éviter toute consommation irréfléchie et à changer nos habitudes; nous ne pouvons pas changer notre horaire de réveil/travail/sommeil, etc., mais nous pouvons éviter de gaspiller l’électricité.

Nous devons absolument éviter le gaspillage sans oublier que les plus grands consommateurs ce sont les nouvelles technologies, incluant les compteurs « intelligents » qui sont toujours connectés au réseau, même quand le courant de la maison est coupé.

Le projet LAD (Lecture à distance) depuis sa conception fut conçu comme un baril sans fond. Dans un témoignage présenté par le Groupe de recherche appliquée en macroécologie (GRAME) devant la Régie [32],  de sérieuses questions se posaient sur le plan financier présenté par Hydro-Québec (HQ) . La SÉ/AQLPA a aussi contesté fortement le projet. Selon ces organismes, les « dés étaient pipés » depuis le début : La Régie souligne qu’une demande de renseignements ainsi que la réponse à cette demande ne doivent pas avoir pour objectif de forcer le Distributeur à modifier sa preuve en fonction des intérêts défendus par un intervenant. Le Distributeur est maître de sa preuve et de son contenu, notamment composé des réponses aux demandes de renseignements. » La Régie ne respecte pas sa mission et cela avec la collaboration du gouvernement, peu importe l’affiliation. D’où l’importance de bien se renseigner et de se protéger.

Nouvelle technologie

Plus important encore, nous devons comprendre que notre utilisation insatiable de la technologie sans-fil est énormément énergivore. « Si Internet était un pays, il serait le 3e plus gros consommateur d’électricité au monde avec 1500 TWH par an, derrière la Chine et les États-Unis. »

 Nos frais d’électricité devraient baisser au Québec, mais cela va à l’encontre de la « big picture » (« envisager la situation dans son ensemble »).

Les compagnies de télécommunication, avec la complicité des gouvernements, nous habituent à l’utilisation d’une technologie qui développe une dépendance et ils nous font croire non seulement qu’elle est sans danger pour la santé, mais qu’elle est nécessaire pour le progrès de l’humanité.

Avec la 5G, le Bitcoin, les autos électriques, etc., la consommation électrique va augmenter de manière exponentielle et Hydro-Québec, comme tous les fournisseurs d’électricité de la planète, veut profiter de cette manne. Les consommateurs ne sont que des dommages collatéraux et complices à leur insu.

L’industrie nous présente la 5 G comme inévitable pour développer plus qu’une ville connectée, une planète en réseautage total, sans mentionner les conséquences pour l’environnement et tout être vivant. Le compteur « intelligent » fait partie des plans de domotique, de ville « intelligente », de planète connectée. Chaque adulte doit s’informer intelligemment et informer ses enfants en cherchant les sources indépendantes de l’industrie. Pas facile, mais il le faut. (Lire notamment http://whatis5g.info/ et https://mdsafetech.org/).

Puisque nous ne pouvons pas conserver les compteurs électromécaniques et que nous ne voulons pas retourner à l’âge sans Internet, nous devons devenir des consommateurs avertis.

Puisque nous ne pouvons pas conserver les compteurs électromécaniques et nous ne voulons pas retourner à l’âge sans Internet, nous devons devenir des consommateurs avertis.

Que pouvons-nous faire?

Un gros merci à Jean Hudon et André Fauteux pour leur aide à la révision du texte

PHONEGATE – SOLIDARITÉ QUÉBÉCOISE

Photo de Phonegate Alert.

300 000 abonnés d’Hydro-Québec ont refusé le compteur intelligent, par contre, lorsque demandés de participer aux manifestations, moins de 500 se sont présentés. Si vous avez compris que les compteurs intelligents font partie de la ville intelligente et ils vont communiquer avec vos appareils « intelligents », incluant votre cellulaire, c’est le moment d’être solidaire. De plus en plus les études montrent la dangerosité entre l’utilisation du cellulaire et la santé humaine.

Signer la pétition ne prend que quelques secondes. Demandez à tous les utilisateurs de cellulaire et tablette chez vous de la signer.

Le comité permanent de la santé dans son rapport de juin 2015, Le rayonnement électromagnétique des radiofréquences et la santé des canadiens, a fait douze recommandations dont celle-ci : Recommandation 9

Que le gouvernement du Canada élabore une campagne de sensibilisation à l’utilisation sûre des technologies sans fil, comme les téléphones cellulaires et le Wi-Fi, dans des environnements clés comme l’école et la maison, afin que les enfants et les familles canadiennes réduisent les risques potentiels de l’exposition aux radiofréquences.

La ministre de la santé a choisi de les ignorer et c’est grâce au travail du Dr Arazi que nous sommes au courant non seulement de nouvelles études, mais de la désinformation de l’industrie.

Le travail de ce médecin est colossal, il ne demande que votre signature et si vous pouvez vous le permettre, un don équivalent d’un café. Est trop demander pour nous tenir au courant de ce que l’industrie et les institutions veulent garder secret? Le temps d’être solidaire est venu.

Il n’est pas question de renoncer à l’utilisation de la nouvelle technologie, simplement d’apprendre à l’utiliser avec précaution et surtout de protéger nos enfants.

Veuillez signer et partager largement la pétition de Phonegate Alerte:

« Protéger la santé de millions d’utilisateurs de téléphones mobiles ».

C’est l’occasion de montrer la SOLIDARITÉ INTERNATIONALE en protégeant la santé des utilisateurs de téléphones cellulaires et en sensibilisant les gens à ce très grave problème de santé publique.

SIGNEZ LA PÉTITION