La tarification dynamique et à quoi ça sert

Sections de l’article :

C’est quoi la tarification dynamique et à quoi ça sert ?

Est-ce qu’un CNC peut utiliser la fonction de facturation dynamique?

Qu’est-ce que tout cela veut dire?

Qu’est-ce qui peut être changé?

Qu’est ce que c’est la tarification dynamique?

Comment la « tarification dynamique » fonctionne-t-elle ? (TOU)

Courant porteur et effets sur le réseau électrique et la santé

Comment mesurer les HFT

Solutions pour limiter votre exposition à l’électricité sale et aux CEM à la maison

Consommer intelligemment/li>

Nouvelle technologie

Que pouvons-nous faire?


C’est quoi la tarification dynamique et à quoi ça sert ?

En juin 2017 la Régie a publié un avis recommandant l’utilisation de la tarification dynamique pour l’électricité et le gaz, tout comme le ministre Arcand l’a aussi fortement suggéré. Nous avons tous intérêt à bien le lire et comprendre.

Depuis quelques mois, de trolls ou des gens bien intentionnés qui confondent les différents compteurs, affirment que les compteurs non communicants (CNC) émettent des radiofréquences (RF), ce qui est erroné.   Aussi, ce n’est pas la première fois que des néophytes prennent des mesures erronées. Déjà le 20 février 2014, Brigitte Blais de l’AQLPA nous mettait en garde de ces rumeurs non fondées : « Vendredi dernier (14 février 2014), HQD nous a confirmé devant l’équipe de la Régie que les CNC ne communiquent pas, n’émettent pas de radiofréquences (zéro) et que le releveur doit prendre la relève manuellement avec un crayon et visuellement en personne. HQD s’est engagée à le préciser sur son site Web (dans les questions & réponses). Ce sera leur engagement écrit pour tous. S’ils le violaient, ils seraient passibles d’une poursuite. » D’ailleurs, le site Web de l’AQLPA explique très clairement non seulement l’option de retrait, mais aussi les conséquences de ne pas payer les frais d’installation et de relève. Dans un communiqué de presse en novembre 2014, Hydro-Québec affirme : « L’option de retrait offerte par Hydro-Québec prévoit l’installation d’un compteur électronique non communicant, qui n’émet pas de radiofréquences. » 

 Hydro-Québec aide à la confusion en répondant ainsi à la question d’une cliente : « Pourquoi Hydro-Québec refuse-t-il de confirmer par écrit, que le compteur non-communicant n’émet aucune radiofréquence? »

Réponse : « Nous vous invitons à consulter notre site Web sur les compteurs de nouvelle génération où nous confirmons par écrit que le compteur non communicant n’émet pas de radiofréquences. »… sauf que l’hyperlien ne le dit pas.

Hydro-Québec a décidé d’aborder le sujet autrement, ce qui force les clients à faire une recherche approfondie. Nous avons trouvé ce communiqué de presse de 2012 : Hydro-Québec précise les modalités de l’option de retrait individuel pour l’installation d’un compteur qui n’émet pas de radiofréquences.

En conclusion, Hydro-Québec affirme par écrit que les CNC n’émettent pas des RF et de plus, des techniciens en mesurage n’ont jamais pu détecter des RF dans les CNC.

Est-ce qu’un CNC peut utiliser la fonction de facturation dynamique?

Il y a une panoplie de compteurs numériques approuvés par Mesures Canada. Hydro-Québec utilise le modèle CENTRON C1S de la compagnie Itron pour les CNC, identifiés par un « X » dans leur numéro de série. Ce modèle, comme tous les modèles de compteurs numériques peuvent être modifiés, et cela sans les ouvrir. Nous allons expliquer comment un peu plus bas.

Mesures Canada a approuvé les CNC pour plusieurs modifications comme pour la mesure horaire – TOU (time of use/mesure horaire). Selon Mesures Canada, les compteurs prévus pour la mesure horaire doivent être équipés d’une pile au lithium*, tous les compteurs numériques, intelligents (CI) ou CNC, sont équipés de ces batteries. Le mesurage pour la puissance appelée (enregistre la consommation de pointe d’énergie) n’est pas approuvé pour le mesurage horaire dans le cas des CNC.

*Notez que ces piles ces piles peuvent parfois exploser et causer des incendies. Même Transport Canada nous met en garde à propos de ces batteries : Saviez‑vous que les piles au lithium sont des marchandises dangereuses? En cas d’explosion, nous devons nous préoccuper aussi du gaz toxique qu’elles dégagent : Toxic fluoride gas emissions from lithium-ion battery fires. Ce n’est pas un problème pour les compteurs extérieurs (les émissions d’un gaz toxique lors de l’explosion), mais c’est très grave pour les occupants d’une maison où le compteur est situé à l’intérieur.

Les CNC ont moins de fonctionnalités que le CI – voir le tableau plus bas pour les fonctionnalités du CI. Cela ne nous console pas parce que la fonctionnalité de mesure horaire est approuvée et installée dans les deux types de compteurs, CI et CNC.

Le compteur intelligent (Landys & Gyr ou Elster) a plusieurs autres fonctionnalités, certaines déjà en place (couper l’électricité, identifier le vol d’électricité, un compteur qui ne fonctionne plus, une panne d’électricité, etc.) les « meilleures » sont à venir, comme la gestion de la demande (pour contrôler votre thermostat, selon l’heure d’utilisation). La gestion de la demande étant la deuxième fonctionnalité par importance. Le tableau présenté par Hydro-Québec à la Régie nous dit tout.

Figure 1

Toute la programmation du CENTRON, pour tous les modèles, est effectuée en usine. Le compteur peut être programmé (par l’activation d’un programme déjà installé) en utilisant le port optique qui est situé sur la face où se trouve l’afficheur électronique.

La programmation du mesurage horaire porte sur les paramètres suivants :

  • Tarif selon le calendrier;
  • Tarif unitaire;
  • Tarif journalier;
  • Tarif saisonnier;
  • Tarifs des jours fériés;
  • Heure avancée;
  • Saisons actuelles et antérieures.

Tous ces nouveaux compteurs numériques, communicants et non-communicants, ont la même structure électronique de base. Cela consiste à placer deux capteurs analogiques sur chacune des deux phases de la ligne d’alimentation. Ensuite, ces deux signaux analogiques sont transformés en signaux numériques (nombre/affichage) par une puce intelligente qui prend ces deux signaux analogiques, les numérise et les transforme en affichage pour l’utilisateur, et conserve un ou plusieurs registres additifs pour la consommation cumulée.

Le processus de cette transformation numérique se fait à travers une combinaison d’électronique dont les fonctions sont contrôlées par la microprogrammation (logiciel et électronique programmable à l’intérieur de la puce électronique ou du circuit intégré du CI). Ces puces appartiennent à la famille des FPGA (Field Programmable Gate Arrays/matrices prédiffusées programmables). À l’intérieur de ces puces, on peut programmer et reprogrammer à la fois la structure matérielle et la mémoire qui guide la façon dont les signaux de puissance sont transformés en nombres.

Ces puces électroniques sont programmables sur le terrain, cela signifie que l’on peut programmer et reprogrammer ceux-ci lorsqu’ils résident à l’intérieur du compteur.

Qu’est-ce que tout cela veut dire?

Cela signifie que le comportement de ces compteurs peut être mis à jour/modifié ou manipulé plusieurs fois. Un CI peut être modifié de très loin; les CNC sont programmables par le port optique à partir duquel la mise à jour/mise à niveau peut être effectuée à courte distance, sans qu’il soit nécessaire de toucher au compteur.

Toutes les fonctions avancées du CENTRON sont programmables en utilisant le logiciel PC PRO+ de Schlumberger et un ordinateur. Le logiciel est protégé par un mot de passe; tout ce qu’Hydro-Québec a à faire, c’est d’entrer le code qui active la nouvelle fonction.

Modifier un programme pour adopter une entrée de temps supplémentaire dans les données n’est pas un grand défi d’ingénierie. Tout ce qui est nécessaire est une horloge en temps réel à l’intérieur du compteur; tous ces compteurs qui utilisent l’électronique numérique pour la conversion analogique numérique ont une horloge en temps réel. Ainsi, le code serait simplement d’ajouter un horodatage au début et à la fin de la période de temps prédéterminée. Les données sont lues comme avant et le taux est doublé ou triplé pour la période entre les horodatages. Cela ne nécessite pas une quantité excessive de code ou de stockage de mémoire.

Qu’est-ce qui peut être changé?

Cela dépend de ce qui était prévu et, dans une certaine mesure, de ce que l’on veut faire, mais ce n’était pas prévu au départ. Les codes particuliers qui doivent être utilisés pour adopter des changements de comportement, inutile de le dire, ne font pas partie des informations disponibles aux abonnés ni même au gouvernement québécois. N’oublions pas que Martine Ouellet, en tant que ministre responsable du dossier des compteurs intelligents, a demandé à l’ancien PDG de la société d’État, Thierry Vandal, en commission parlementaire, des précisions sur le contrat entre Landys+Gyr et HQ, chose qu’il a refusée catégoriquement; il l’a nargué et il n’a jamais répondu à ses questions. Vous avez accès à toutes les minutes de cette entrevue où Mme Ouellet a posé des questions importantes et pertinentes et Thierry Vandal n’a simplement pas répondu convenablement. Descendez à 21 h. Quand Hydro-Québec refuse toute transparence au gouvernement, c’est certain que nous, simples citoyens, continuerons à être ignorés.

De tels changements ne peuvent être faits qu’après l’approbation d’Industrie Canada; donc, théoriquement, ceux-ci ne peuvent pas être faits à volonté par Hydro-Québec.

Puisque ces compteurs ont été approuvés pour la fonction TOU, cela signifie que le

Gouvernement fédéral (Mesures Canada) et Hydro-Québec avaient déjà prévu de l’appliquer.

Le CNC est programmé pour envoyer les données par courant porteur sur la ligne de transport à un ordinateur central de facturation.

Les différents codes et modules de votre CNC ne sont pas affichés sur le compteur par exemple, Y72104 (Le Y72104 assure une fonction d’interface au système TWACS qui envoie les données du compteur par courant porteur sur ligne de transport à un ordinateur central de facturation.) Nous avons trouvé un total de 25 révisions par Mesures Canada de ce compteur.

Itron-CNC_Xc

.Dans son rapport de 2017, Hydro-Québec annonce la tarification dynamique : « Tarification dynamique — Hydro-Québec continue de faire évoluer ses tarifs en fonction du contexte énergétique et économique. Ainsi, au printemps 2018, elle soumettra à la Régie de l’énergie des propositions de tarification dynamique volontaire qui offriront un plus grand choix à la clientèle et l’encourageront à nous aider à mieux gérer les approvisionnements énergétiques, notamment par l’intermédiaire de la domotique. La tarification dynamique propose une structure de prix qui reflète la variabilité des coûts d’approvisionnement selon la période. »

 Autrement dit, la tarification dynamique, avec sa plage d’horaires, une fois approuvés par la Régie, sera offerte en hiver 2018 aux abonnés qui le souhaitent.

Hydro-Québec à maintes reprises nous assuré que la tarification selon l’horaire ne reviendrait pas. Elle a menti. En octobre 2013 nous avons eu une rencontre télévisée avec le porte-parole d’Hydro-Québec qui à TROIS reprises a affirmé que la tarification dynamique n’aurait pas lieu, que ce n’était pas dans les intentions d’Hydro-Québec (minutes 29, 20 : 27, 21 : 39 et 34 : 16).

De plus, la Régie est dans le coup :

Extraits de l’avis de la Régie publié en juin 2017 :

[60] Au fur et à mesure que se réalise la transformation des équipements de mesurage qui rend possible de nouvelles façons de transiger avec le client, les distributeurs ajoutent la tarification dynamique à leurs différentes options tarifaires.

[65] Hydro-Québec concluait le projet Heure Juste, en 2010, en proposant de ne pas y donner suite pour l’instant. Toutefois, comme elle prévoyait remplacer son parc de compteurs par une infrastructure de mesurage avancé permettant une tarification dynamique optionnelle, elle envisageait d’offrir une telle option aux clients résidentiels dès la fin de son déploiement. Enfin, elle croyait « nécessaire l’offre d’une tarification dynamique dans le contexte d’une pénétration possible des véhicules électriques, afin de favoriser la recharge durant les périodes hors pointe » 28. [66] Des investissements majeurs ont été faits chez Hydro-Québec au cours des dernières années afin d’implanter cette infrastructure de mesurage avancé.

La Régie est d’avis qu’il importe d’accroître la rentabilité de ces investissements en exploitant au maximum les nouvelles avenues qu’offre cette infrastructure. [67] D’ailleurs, selon les données de l’EIA29 aux États-Unis, parmi les clients chez qui une infrastructure de mesurage avancé a été installée, 87 % ont accès à un tarif dynamique qui utilise ces fonctionnalités. Parmi ceux-ci, 17 % s’y sont abonnés. [68] Parmi les types de tarification dynamique, les tarifs variables en fonction

[71] La Régie considère, à l’instar des experts consultés qu’une option de tarification dynamique de type « heures critiques » s’appuyant sur de nouvelles technologies en matière de domotique et d’applications informatives pourrait s’avérer bénéfique. Elle permettrait une réduction de la demande à la pointe pour Hydro-Québec en échange d’une réduction de la facture des consommateurs ayant la volonté et la capacité de réduire leur consommation durant les heures critiques pour le réseau.

[75] Une option de tarification dynamique – heures critiques aurait également pour effet de stimuler au Québec l’innovation technologique, le développement de solutions et d’entreprises offrant des services et produits permettant une gestion dynamique et optimale de la consommation d’électricité.

Piste de solution 1. Demander à Hydro-Québec de présenter des propositions d’options volontaires de tarification dynamique – heures critiques accessibles à toutes les catégories de consommateurs en vue d’une mise en application débutant à l’hiver 2018-2019.

[82] À ces niveaux d’appels de puissance relativement élevés, les clients visés, qui paieraient alors une prime de puissance, pourraient rentabiliser beaucoup plus rapidement des investissements en technologie de gestion de la charge. Une telle approche pourrait se justifier dans la mesure où elle ne s’adresserait qu’à une petite portion de la clientèle résidentielle, soit les plus grands consommateurs. De tels investissements seraient en revanche moins rentables pour les plus petits consommateurs. Rappelons que pour l’ensemble de la clientèle résidentielle, la moyenne de l’appel de puissance coïncidant à la pointe du réseau est en deçà de 5,5 kW pour les clients aux tarifs D et DM, alors qu’elle est d’environ 58,9 kW pour les clients au tarif DP33. [83] Considérant que la gestion de la puissance à la pointe constitue un défi

 Autrement dit, depuis le début le plan était d’imposer la tarification dynamique dès que le déploiement serait complété.
En 2018, le déploiement est officiellement complété; il reste qu’un petit nombre d’abonnés qui sont prêts à aller en prison ou à se faire couper le service pour tenir tête à Hydro-Québec.

Qu’est ce que c’est la tarification dynamique?

 C’est la modulation des tarifs d’électricité en fonction des périodes de pointe. De plus, des ajustements tarifaires pourraient viser différentes catégories de consommateurs et des solutions adaptées pourraient être offertes à certaines industries ayant des besoins particuliers.

Comment la « tarification dynamique » fonctionne-t-elle ? (TOU)

Hydro-Québec a mis sur place le projet « Heure juste » pendant deux ans, de 2008 à 2010. Ce projet n’a pas donné les résultats escomptés puisque pas plus de 1 % des consommateurs ont changé leurs habitudes. Vous pouvez le constater dans ce reportage : Des abonnées qui tiennent à leurs habitudes. Depuis, Hydro-Québec a retiré toute information sur ce projet de son site Web. On peut encore toutefois trouver sur Internet des extraits du document présenté alors à la Régie, RAPPORT FINAL DU PROJET TARIFAIRE HEURE JUSTE.

« Les deux principales raisons pour abandonner le PTHJ, mentionnées spontanément par les répondants sont :

  • le tarif peu avantageux/peur de perdre de l’argent;
  • le fait que ce soit trop compliqué de changer ses habitudes/ne veut pas 2 changer ses habitudes.

Ces deux raisons ont été confirmées par plus de la moitié des répondants lorsqu’on leur a demandé d’en évaluer le niveau d’importance sur une échelle de 1 à 10.

Ayant pris en compte ces rajustements, on peut déduire, à consommation équivalente, que les changements de comportement des clients leur ont procuré une économie de facture de 13,29 $ dans le cas du tarif Réso+ et de 5,65 $ dans le cas du tarif Réso. Ces économies sont dues à un transfert de consommation des heures de pointe vers les 10 heures hors pointe. »

En autres mots, ceux qu’ont adhéré en totalité ou partiellement ont trouvé que cela compliquait la routine familiale pour, au final, n’épargner que 13 $ / année.

Nous avions, heureusement, sauvegardé en 2013 cette image de l’Heure juste :

heure juste chart

La tarification selon l’heure d’utilisation ou, au Québec, « tarification dynamique » est en place dans toutes les régions où le déploiement est terminé.

À la même époque que le Québec, l’Irlande avait fait le même essai avec les mêmes résultats. Il semble que l’industrie a appris de ses erreurs et le taux horaire a été assoupli. Au Québec on va commencer par offrir la facturation dynamique volontaire. Ailleurs, les abonnés n’ont pas de choix.

Les périodes de tarification varient en été et en hiver. Actuellement, en Ontario la tarification est divisée selon l’horaire semaine d’été, l’horaire semaine d’hiver et l’horaire de la fin de semaine et jours fériés, peu importe la saison. Les jours de semaine (lundi à vendredi) pendant l’hiver (novembre – avril) il y a deux périodes de pointe : tôt le matin et en soirée. Au cours de ces périodes, on remarque habituellement une augmentation du chauffage et de l’éclairage et une utilisation accrue des appareils ménagers. Notez qu’il a TROIS tarifs :

  • Heure de pointe (quand vous vous levez et quand vous arrivez du travail/école et vous préparez à manger, le repas du jour suivant, le lavage, les bains, les devoirs, les jeux électroniques, TV, etc.),
  • Moyenne (quand la maison est vide ou quand il y a moins de personnes, donc moins d’activité),
  • Heure creuse (quand vous dormez ou quand vous vous préparez à le faire).

Time-Of-Use-Winter-FR-p3Source Hydro-One

En été (mai à octobre), les prix de l’électricité sont les plus élevés pendant l’après-midi, lorsque les climatiseurs fonctionnent à plein régime. Il y a toujours trois tarifs, mais à des heures différentes.

Hydro-One été

Source Hydro-One

La fin de semaine et les jours fériés il y a un seul tarif, celui de la période creuse.

Les jours fériés seront probablement différents au Québec, quoiqu’avec les accommodements religieux et la laïcité, nous n’avons plus les mêmes repères. Le projet-pilote Heure juste offrait les 24, 25, 26 et 31 décembre, le 1er et 2 janvier, le Vendredi Saint. et le lundi de Pâques lorsque ces jours étaient en période de chauffe hivernale. La journée nationale des patriotes (21 mai) et la fête nationale du Québec (24 juin) n’étaient pas incluses, ce qui nous fait réfléchir sur le patriotisme de cette société d’État.

Le 29 juillet 2018, Hydro-Québec annonce deux propositions de tarification variable/dynamique appliquées sur une base volontaire pour l’hiver 2018 :

 Hydro-Québec propose une tarification différenciée dans le temps (dynamique) tout à fait différente qu’ailleurs au monde. D’un côté, pour le moment, elle est volontaire et deuxièmement elle propose deux types de tarifications. Il ne faut pas oublier que nous sommes en période électorale : élections provinciales en 2018 et fédérales en 2019 et ce n’est pas le moment de créer de polémiques. On peut parier qu’en 2019-2020 cette tarification ne sera plus volontaire. Nous vous invitons à poser des questions sur cette facturation aux candidats pendant la campagne électorale.

OPTION 1

Crédit en pointe critique

  • Aucun risque pour le client
  • Aucun changement de tarif
  • Crédit de 50 ¢/kWh effacé à la demande d’Hydro-Québec

OPTION 2

Tarif de pointe critique

  • Prix élevé en pointe : 50 ¢/kWh consommé jusqu’à concurrence de 3 % des heures en période d’hiver
  • Prix faibles le reste du temps : réduction d’environ 2 ¢/kWh par rapport au tarif D en période d’hiver

En attendant le feu vert de la Régie de l’Énergie, Hydro-Québec n’offre plus d’information sur son site Web. Les tarifs seront plus élevés lors des heures dites critiques [entre 6 h et 9 h le matin, puis entre 16 h et 20 h le soir] durant la période hivernale.

En ce moment, les clients d’Hydro-Québec paient les 36 premiers kilowattheures consommés chaque jour 5,91 cents le kilowattheure, alors que les suivants sont au prix unitaire de 9,12 cents. Avec la tarification dynamique, ces périodes de pointe seront facturées presque dix fois plus cher : 50,0 cents le kilowattheure.

Serons-nous informés des détails par la poste ou par les journaux?

Restons informés et n’oubliez pas que TOUT compteur numérique crée de hautes fréquences transitoires, particulièrement un CNC qui communique par CPL.

Courant porteur et effets sur le réseau électrique et la santé

Les courants porteurs en ligne (CPL) sont source de hautes fréquences transitoires (HFT) aussi connues comme électricité « sale » ou électricité vagabonde. Les HFT sont générées par les boîtiers CPL et les lampes fluocompactes, les appareils électroniques (téléviseur, laveuse, gradateurs de lumière…), etc.

Sources de HFT

Gradateurs de lumière (rhéostat ou « dimmer»)

Ampoules et tubes fluorescents

Ordinateurs et ordinateurs portables

Imprimantes et scanneurs

Télévisions

Systèmes de divertissement musical

Systèmes de jeux vidéo

Systèmes téléphoniques sans fil

Branches touchant les fils électriques

Transformateur sans mise à la terre

Compteurs intelligents et CNC

Tous les appareils dits « intelligents »

Routeurs Wi-Fi et modems

Dispositifs de charge de batterie pour téléphones portables, tablettes, etc.

Four à micro-ondes

Mélangeurs et batteur électrique

Sèche-cheveux

Ventilateurs à plusieurs vitesses

Système d’énergie solaire

Les HFT occupent une partie du spectre entre les champs de fréquence d’énergie 60 hertz (Hz) distribuées par les lignes électriques et les postes de distribution, et les micro-ondes (300 mégahertz à 1 000 gigahertz) utilisées par les appareils de communication sans fil, dont les diverses antennes (téléphonie, radar, satellites, etc.).

Ils sont mesurés comme un bruit électromagnétique (une interférence) causé par les harmoniques dans un système électrique.

Les HFT sont introduites dans nos maisons à travers le câblage électrique, mais aussi par la plomberie, le sol lui-même, et tous les appareils électroniques du fait de leur bloc d’alimentation à découpage de l’onde. C’est le cas notamment des tours de téléphonie cellulaire, des systèmes photovoltaïques et éoliens qui sont une source majeure de cette interférence électromagnétique. Ces appareils fonctionnent ou produisent du courant continu (CC) qui doit être converti ou leur arrive comme courant alternatif (CA).

Dans le processus d’inversion, l’électricité sale est produite par les onduleurs et est renvoyée dans nos maisons par des câbles électriques.

De nombreux appareils modernes n’utilisent donc plus le courant alternatif classique « tel quel ». Au lieu de cela, ils doivent souvent convertir un courant électrique (CA vers CC ou CC vers CA) de bas ou haut voltage pour fonctionner, habituellement sur le 60 Hz CA.

Par exemple, de nombreux appareils électriques doivent aujourd’hui convertir l’électricité au courant alternatif 60 Hz standard en d’autres formes d’électricité — comme le courant continu basse tension (CC) ou la fréquence plus élevée CA — pour fonctionner. Les appareils électroniques consomment donc de l’électricité par intermittence, en rafale courte plutôt qu’en continu. Ils le font en tournant le flux de puissance vers un commutateur (dispositif « on » et « off ») ultra rapide, des milliers, voire des millions de fois par seconde (fréquences kilohertz ou mégahertz). Ces processus interrompent le flux régulier de l’électricité à courant alternatif 60 Hz classique, ce qui crée des harmoniques et des surtensions erratiques et des pics d’énergie électrique (c’est-à-dire des variations transitoires de tension ou HFT).

Une fois créée, cette électricité « sale » inutilisable se propage à travers un bâtiment et même à d’autres bâtiments via le câblage et les lignes électriques. En voyageant, il émet des champs électromagnétiques potentiellement dangereux (CEM) dans les environnements de vie et de travail. Vous devez vous protéger même de vos voisins.

Les problèmes de santé liés à l’électricité sale comprennent le diabète, la migraine, l’anxiété, la sclérose en plaques, les problèmes musculaires et articulaires et même le suicide. Selon l’épidémiologiste américain Dr Sam Milham, ces HFT seraient des cancérogènes universels, bref nourrissant tous types de tumeurs . Le physicien Paul Héroux, professeur de toxicologie des CEM à la Faculté de médecine de l’Université McGIll, abonde dans le même sens. Selon lui, les HFT représenteraient la forme la plus nocive de CEM.

Comment mesurer les HFT

 Une façon économique de savoir si votre maison a de l’électricité sale est d’utiliser une radio AM. Réglez la radio sur les stations intermédiaires où il n’y a que du bruit blanc (statique) et rapprochez-la de toutes les prises de votre maison. Si vous entendez un sifflement, vous savez que vous avez un problème particulier dans ce domaine.

 Le moyen le plus précis, pratique et économique de mesurer la quantité d’électricité sale dans une maison ou un autre bâtiment est de mesurer la quantité présente sur le câblage de la structure. Cela peut être fait facilement avec un appareil de mesurage spécifique  (Stezerizer ou Greenwave, par exemple).

Ils sont faciles à utiliser. Il suffit de les brancher dans les prises pour voir combien de bruit électrique est présent sur le câblage à proximité. Faire cela avant et après avoir installé des filtres peut vous aider à voir la différence que font ces filtres en réduisant l’électricité sale sur votre câblage. Ces appareils sont également très utiles pour guider l’installation de filtres. Ils peuvent vous aider à identifier les sources importantes d’électricité sale dans votre environnement et déterminer le meilleur nombre de filtres à installer dans chaque pièce pour des résultats optimaux. Comme les erreurs de câblage sont aussi une source de HFT, une inspection électromagnétique permettra d’identifier et de corriger des infractions au Code de l’électricité, réduisant par le fait même les risques d’électrocution ou d’incendie dans votre maison. Lorsque ces sources de HFT sont réduites, vous n’aurez plus besoins d’installer autant de filtres à HFT dans votre maison.

REMARQUE : Les appareils conçus pour mesurer les champs électriques CA, les champs magnétiques et les radiofréquences/micro-ondes présents dans l’air ne sont pas efficaces pour mesurer précisément l’électricité sale.

Solutions pour limiter votre exposition à l’électricité sale et aux CEM à la maison

 La bonne nouvelle est que vous n’avez pas besoin de vous asseoir silencieusement et de laisser votre corps être lentement endommagé par un envahisseur invisible et indésirable. Examinons quelques-unes des solutions.

Comment éviter les HFT

Dans les cas du compteur, nous n’avons pas autre option que de demander à un spécialiste de faire les correctifs nécessaires. L’Italie depuis 2005 a des compteurs connectés par CPL sans problème parce que le câblage à la maison est blindé (depuis 2017 le déploiement des compteurs nouvelle génération a commencé et ils utilisent aussi le CPL). Si vous construisez une nouvelle maison ou si vous en rénovez une, profitez-en pour installer du câblage blindé. C’est plus dispendieux à court terme, mais vous serez protégé à vie de toute autre application qu’Hydro-Québec pourrait ajouter aux fonctionnalités des compteurs numériques CI ou CNC. Entre-temps, vous pouvez prendre les précautions suivantes :

    • Achetez des rallonges blindées et mises à la terre et des barres d’alimentation avec protection de surtensions, ex. de marque Noma (elles sont souvent en solde à moins de 15 $). Branchez-y vos appareils et allumez la barre que lorsque vous allez utiliser un appareil; éteignez-la quand vous n’en avez plus besoin.
    • Ne branchez pas des appareils en permanence, ex. sèche-cheveux, hydropulseur (Waterpick), etc.
    • Utilisez des réveils matin alimentés par batterie au lieu de ceux que vous branchez dans une prise.
    • Même chose pour la TV, les appareils de jeu vidéo, la chaine stéréo, etc. Chacun de ces appareils devrait être connecté à une barre individuelle parce que quand on écoute la TV on ne joue pas nécessairement à un jeu vidéo (à moins d’avoir une TV dédiée) ni on écoute de la musique en même temps. Pendant que ces appareils ne sont pas en marche, les barres sont en position « Fermé/Off ».
    • Si vous utilisez un ordinateur portable à la maison, optez plutôt pour des connexions Ethernet filaires.
    • Envoyez au recyclage vos téléphones sans fil et utilisez les téléphones filaires.
    • Évitez/débarrassez-vous des gradateurs, des appareils domestiques sans fil.
    • Les imprimantes, les scanneurs, les ordinateurs, les téléviseurs et les appareils économiseurs d’énergie doivent être connectés à des barres individuelles de surtensions.

  • Remplacez toutes les ampoules fluorescentes compactes (forme « bouclée ») avec des lumières incandescentes (de préférence spectre complet) car ce sont les ampoules les plus saines à avoir dans votre maison.

 

Consommer intelligemment

C’est indéniable que nous devons éviter de gaspiller de l’électricité, par exemple :

  • fermer la lumière et/le ventilateur d’une pièce pendant notre absence;
  • n’utiliser le lave-vaisselle et la laveuse que lorsqu’elles sont pleins;
  • lavez le linge à l’eau froide le plus possible;
  • n’utiliser la sécheuse que lorsque nécessaire, en préférant la corde à linge;
  • remplir le congélateur de sacs d’eau ou de glace quand il est à moitié plein pour éviter de ne refroidir que de l’air;
  • ne pas laisser la porte du réfrigérateur ouverte pendant que vous réfléchissez à ce que vous voulez y prendre;
  • prendre des douches de courte durée avec une pomme de douche à débit réduit (5,8 litres par minute);
  • favoriser les bains simples aux doubles et très profonds qui prennent trop d’eau chaude;
  • utilisez les bons ronds de votre cuisinière (grandeur et température);
  • baissez la température de vos thermostats de 3 °C en hiver la nuit (cela permet de réaliser une économie annuelle de 6 % sur la facture d’électricité, selon Transition Énergétique Québec) et montez la température de votre air conditionné central en été;
  • réglez la température du climatiseur à 24 °C et l’éteindre ou la hausser lorsque vous vous absentez;
  • en hiver, ouvrez les rideaux/stores le jour pour profiter du chauffage solaire passif et fermez-les au coucher du soleil pour garder la chaleur;
  • en été, fermez les rideaux/stores des fenêtres non ombragées le jour, en particulier à l’est et à l’ouest où les surplombs de toiture sont inefficaces quand le soleil est trop bas dans le ciel
  • si vous avez une piscine, une minuterie permet d’interrompre la pompe de filtration jusqu’à 45 % du temps sans nuire à la qualité de l’eau;
  • si vous avez un spa, abaisser la température de consigne lorsqu’il n’est pas utilisé et pensez à le couvrir après usage; en baissant la température de l’eau de 2 °C, par exemple de 29 °C (84,2 °F) à 27 °C (80,6 °F), vous pouvez réduire la consommation d’électricité de votre chauffe-piscine d’environ 25 %.

La plupart des appareils électroniques consomment de l’électricité même fermés parce qu’ils ont un mode veille qui facilite leur démarrage; branchez tous ces appareils à des barres multiprises pour éviter ces charges fantômes (responsables de  jusqu’à 10 % de votre facture annuelle).

Lire attentivement les recommandations des fabricants d’électroménagers et autres appareils; ces bonnes habitudes vont vous permettre des économies substantielles, surtout si jamais la facturation dynamique nous était imposée.

Quoique les éléments chauffants à serpentins de votre cuisinière requièrent plus d’énergie que les plaques de cuisson à induction ou à halogène, n’achetez pas de plaques à induction qui émettent un champ magnétique trop fort, de plus lorsque la bobine d’induction est allumée, la casserole est chargée électriquement. Si la casserole est touchée par une personne, un petit courant (courant de fuite) peut traverser le corps de cette personne. Les plaques de cuisson à halogène ne présentent pas ce risque.

Pour connaître la consommation des petits appareils électriques, suivez ce lien de la ville de Sherbrooke (le tarif D est identique pour les deux fournisseurs). Et celle des gros appareils électroménagers. Autres calculs de consommation, calculs par pièce. L’idéal est de vous procurer un lecteur de type KILL A WATT  qui mesure tant les watts que le voltage, les hertz, l’ampérage et les kilowattheures.

En faisant le calcul de consommation de charges fantômes de quelques appareils, cela peut vous paraître un montant annuel risible, mais vous devez considérer que ce calcul est fait avec le tarif D actuel qui va changer sous peu, et que ces charges sont consommées pendant que vous êtes absent ou que vous dormez. Il vaut mieux prendre de bonnes habitudes dès maintenant pour éviter un jour de payer, disons 0,50 $/kWh, c’est-à-dire dix fois plus que le montant que vous considérez risible aujourd’hui.

Justification du mesurage horaire

 Si Hydro-Québec, la Régie et le gouvernement du Québec sont au courant du fiasco du projet Heure juste, pourquoi envisager de l’appliquer à nouveau?

 La réponse n’est pas compliquée : c’est une opportunité de faire beaucoup d’argent sur le dos des contribuables, tout en leur faisant croire que c’est de leur faute si leur facture est plus élevée et que de plus en adhérant à cette tarification ils aident le progrès et protègent environnement.

D’un côté, il est vrai que le coût de l’électricité au Québec est un des plus bas au monde et que, par conséquent, nous avons tendance à la gaspiller. D’un autre côté, les pays industrialisés ont décidé de favoriser la technologie sans-fil sans se préoccuper des conséquences sur la santé, la sécurité et les dépenses publiques.

Les communiqués des compagnies d’électricité nous culpabilisent de notre utilisation irresponsable de l’électricité et nous incitent à éviter toute consommation irréfléchie et à changer nos habitudes; nous ne pouvons pas changer notre horaire de réveil/travail/sommeil, etc., mais nous pouvons éviter de gaspiller l’électricité.

Nous devons absolument éviter le gaspillage sans oublier que les plus grands consommateurs ce sont les nouvelles technologies, incluant les compteurs « intelligents » qui sont toujours connectés au réseau, même quand le courant de la maison est coupé.

Le projet LAD (Lecture à distance) depuis sa conception fut conçu comme un baril sans fond. Dans un témoignage présenté par le Groupe de recherche appliquée en macroécologie (GRAME) devant la Régie [32],  de sérieuses questions se posaient sur le plan financier présenté par Hydro-Québec (HQ) . La SÉ/AQLPA a aussi contesté fortement le projet. Selon ces organismes, les « dés étaient pipés » depuis le début : La Régie souligne qu’une demande de renseignements ainsi que la réponse à cette demande ne doivent pas avoir pour objectif de forcer le Distributeur à modifier sa preuve en fonction des intérêts défendus par un intervenant. Le Distributeur est maître de sa preuve et de son contenu, notamment composé des réponses aux demandes de renseignements. » La Régie ne respecte pas sa mission et cela avec la collaboration du gouvernement, peu importe l’affiliation. D’où l’importance de bien se renseigner et de se protéger.

Nouvelle technologie

Plus important encore, nous devons comprendre que notre utilisation insatiable de la technologie sans-fil est énormément énergivore. « Si Internet était un pays, il serait le 3e plus gros consommateur d’électricité au monde avec 1500 TWH par an, derrière la Chine et les États-Unis. »

 Nos frais d’électricité devraient baisser au Québec, mais cela va à l’encontre de la « big picture » (« envisager la situation dans son ensemble »).

Les compagnies de télécommunication, avec la complicité des gouvernements, nous habituent à l’utilisation d’une technologie qui développe une dépendance et ils nous font croire non seulement qu’elle est sans danger pour la santé, mais qu’elle est nécessaire pour le progrès de l’humanité.

Avec la 5G, le Bitcoin, les autos électriques, etc., la consommation électrique va augmenter de manière exponentielle et Hydro-Québec, comme tous les fournisseurs d’électricité de la planète, veut profiter de cette manne. Les consommateurs ne sont que des dommages collatéraux et complices à leur insu.

L’industrie nous présente la 5 G comme inévitable pour développer plus qu’une ville connectée, une planète en réseautage total, sans mentionner les conséquences pour l’environnement et tout être vivant. Le compteur « intelligent » fait partie des plans de domotique, de ville « intelligente », de planète connectée. Chaque adulte doit s’informer intelligemment et informer ses enfants en cherchant les sources indépendantes de l’industrie. Pas facile, mais il le faut. (Lire notamment http://whatis5g.info/ et https://mdsafetech.org/).

Puisque nous ne pouvons pas conserver les compteurs électromécaniques et que nous ne voulons pas retourner à l’âge sans Internet, nous devons devenir des consommateurs avertis.

Puisque nous ne pouvons pas conserver les compteurs électromécaniques et nous ne voulons pas retourner à l’âge sans Internet, nous devons devenir des consommateurs avertis.

Que pouvons-nous faire?

Un gros merci à Jean Hudon et André Fauteux pour leur aide à la révision du texte

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